Le mot du moment

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :

Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant, (...)

 

Charles Beaudelaire, L'âme du vin.


Mercredi 15 août 2007 3 15 /08 /Août /2007 12:28
Sylvie Girard-Lagorce : Je ne sais pas goûter le vin

 

Ne vous fiez ps au titre. Derrière cette accroche se cachent en fait toute une foultitude d’informations et de conseils qui pourraient intéresser plus d’un amateur se croyant éclairé. Car Sylvie Girard-Lagorce nous y dévoile de manière claire bien plus que les bases que doit maîtriser tout œnophile qui se respecte. Tout cela sur un ton vivant, avec beaucoup de pédagogie, en évitant la simplification outrancière.

 

Pour commencer, nous apprenons à décomplexer. Onze questions-réponses ouvrent le bal, nous montrant que si le sujet n’est pas évident, il est également moins complexe qu’il n’y parait, pour peu qu’on l’aborde avec bon sens. A les lire, le néophyte se dit d’emblée qu’il n’est pas le seul à avoir du mal à différencier un bon d’un grand vin, mais que cela lui est accessible pour peu qu’on ne lui explique pas en langage jargonnant.

 

Passée cette introduction, un panorama général du vin est présenté, non par pays, régions, appellations ou cépages, mais par couleurs. Du blanc clair au rouge très foncé, en passant par le rosé et les bulles : la ronde des couleurs a l’avantage de la simplicité, tout en parlant immédiatement au lecteur. Cépages et appellations ont ainsi abordés à partir d’un point d’entrée immédiatement accessible à tous.

 

De l’élaboration à la vente, du bon usage des guides à la dégustation en passant par la cave, de la compréhension des étiquettes aux accords mets-vins (avec également quelques recettes savoureuses), ce livre ne laisse aucune facette dans l’ombre. Il fourmille de conseils, souvent de bon sens, mais ce sont justement ceux-là qu’on pense rarement à donner aux amateurs. Et surtout, il permet de relativiser les doctrines qui prévalent sur le vin. Un exemple : la température de dégustation. Sylvie Girard-Lagorce confronte les avis de six sommeliers et cuisiniers renommés, mettant bien en évidence que la température idéale est aussi affaire de contexte et de préférences personnelles (à l’intérieur tout de même d’une certaine fourchette !). Apprenons donc à découvrir les nôtres, plutôt que de suivre docilement les préceptes.

 

Avec ce livre, plus personne ne pourra dire « je n’y connais rien ». A s’offrir et à offrir à tous ceux qui hésitent encore à franchir la porte de l’univers du vin.

 

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Je ne sais pas goûter le vin. Sylvie Girard-Lagorce. 188 pages. Flammarion. 2002. 16 €.
Egalement en poche (sortie imminente, fin août 2007) aux éditions J'ai Lu. 5,60 €.

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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 21:34
Bernard Pivot : Le Dictionnaire Amoureux du Vin
 
La passion dévorante et contagieuse de Bernard Pivot pour la littérature nous avait apostrophés depuis longtemps. On le savait créateur de dictées à faire trembler un académicien. Et les habitués des terrains de football savent également ses élans pour le ballon rond. Mais on le connaissait moins en amoureux du vin. Plus que ça, voilà un auteur engagé dans la défense du bon, du beau, du vrai. Car comme il l’écrit dans son avant-propos : “Le vin, c’est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi de la culture pour l’esprit”. Et c’est un bouillon bien agréable de cette culture pour l’esprit qu’il nous sert au travers de son dictionnaire !
 
Dans la rivalité des vignobles, Bernard Pivot choisit nettement son camp. Bourguignon ! Et plus précisément Beaujolais. Mais attention, point du nouveau, qu’il ne porte pas en son cœur, mais celui des 10 crus qu’il nous servirait volontiers en autodictée. Pour autant, l’homme n’est pas sectaire. Il laisse bien entendu parler son cœur pour évoquer Quincié-en-Beaujolais, où son frère est vigneron. Mais Ausone, Chasse-Spleen et Yquem bénéficient de remarquables articles. Plus largement, tous les vignobles sont à la fête, du Bordelais aux Côtes du Rhône, du Languedoc-Roussillon à l’Alsace, du Val de Loire aux regrettés crus d’Ile-de-France. Le Champagne, qui se déguste avant, pendant et après l’amour, n’est bien entendu pas en reste, fidélité familiale au Dom Pérignon oblige. Car en matière de vin, Bernard Pivot sait faire preuve d’autant d’ouverture d’esprit qu’en matière de livres.
 
De l’Amour et le vin à Zinc, en passant par Cave, Capitaine Haddock (n’est-ce pas un buveur de whisky ?), Œnologues, Paf, Terroir ou Voltaire ... Au fil de la bonne centaine d’entrées qui composent ce Dictionnaire amoureux, à lire dans l’ordre, le désordre ou l’aléatoire le plus complet, Bernard Pivot nous invite à une ballade joyeuse et érudite dans le monde du vin. En une conversation amicale, parfois savante mais jamais pédante, il alterne grande et petites histoires, nous faisant également partager quelques anecdotes savoureuses. Son premier reportage au Château Yquem ... Comment Charles Bukowsky a mis le bazar dans son émission après avoir descendu quelques (!) bouteilles de Sancerre ... Ou encore la bonne réaction à avoir pour éviter un incident diplomatique quand un Chancelier vous sert un Riesling “bouchonné jusqu’à l’os” ...
 
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Le Dictionnaire Amoureux du Vin. Bernard Pivot. 480 pages. Plon. 2006. 26 €.


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Mercredi 8 août 2007 3 08 /08 /Août /2007 14:57
La Légende des Cépages (collectif).
 
L’ampélographie (nom savant donné à l’étude des cépages) est une science qui se sophistique, n’hésitant pas à utiliser des technologies pointues, notamment les analyses ADN pour reconstituer l’histoire et retrouver l’origine des cépages. C’est ainsi que tombent certains mythes, dont celle de l’origine romaine des cépages du Valais Suisse. A partir de là, pourquoi ne pas recréer de toutes pièces des mythes modernes sur la provenance de nos cépages ?
 
Cette idée originale a été mise en pratique par l’équipe de RomanDuVin.ch. Ce site helvète, managé par Alexandre Truffer et entièrement dédié aux vins de la Suisse Romande, a ainsi fait appel à des plumes au moyen d’un concours littéraire. Après une sélection rigoureuse et une vinification soignée, le cru est de bonne tenue, assemblage de 10 cépages connus ou plus confidentiels, bénéficiant chacun d’une nouvelle ou d’un conte dédié.
 
Le Merlot nous entraine dans une rêverie archéologique égyptienne, tandis que, mal aimé, le Malbec voit son sort amélioré par l’entremise d’une paire de chaussures au regard moins lassé que ses consœurs. L’Altesse nait de la méprise d’un Prince et de la grâce de Dionysos, alors que le Cornalin voit le jour par la patiente pénitence d’un moine pêcheur. Et c’est l’égarement d’une petite fille dans une vallée interdite qui révèle la Petite Arvine aux hommes. Plant Robert, Garanoir, Païen, Freiburger et Pinot Noir se déclinent également en autant d’histoires originales. Chaque cépage donne de plus lieu à une page explicative sur son histoire et ses spécificités.
 
Un recueil tout en finesse, où les auteurs ont su joliment associer vin et littérature, « deux passeports pour le voyage et le rêve ».
 
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La Légende des Cépages. Ouvrage collectif. 95 pages. Editions à la Carte. 2006. Distribué via le site de RomanDuVin.ch au prix de 25 CHF ou 20 € (port compris).
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Mercredi 8 août 2007 3 08 /08 /Août /2007 14:49
Galatée Faivre : Divine Ivresse
 
Le vin, qui devrait être plaisir, plaisir des sens, de la découverte, de la convivialité, est aujourd’hui trop souvent connecté à des sentiments de peurs : de ne pas savoir, de se tromper, de devenir malade ou ivrogne, ... la liste est longue. Ce constat désolant a fait réagir Galatée Faivre, vigneronne issue elle-même d’une longue lignée vigneronne.
 
Au travers de 17 historiettes, son livre nous offre une vision plus positive du vin. Ce sont autant de portraits intimes comme de moments de rencontres et d’échanges, où le vin joue parfois un rôle de médiateur. Les personnages de Galatée Faivre ont tous une relations spécifique, voire unique, avec le vin, vecteur le plus souvent d’ouverture à soi et aux autres. On ne saurait donc le confondre avec une simple boisson, un produit plus ou moins industrialisable, car il nous raconte à chacun une histoire particulière, qu’il faut savoir écouter, comme autant de secrets que le dégustateur attentif va découvrir.
 
Histoires d’amour, chemins initiatiques, portraits, anecdote, et même une improbable mais très jolie république des fleurs composent ce beau bouquet. En passant nous apprenons d’où vient le goût de bouchon, et une manière originale de le reconnaitre ; quels peuvent êtres les inquiétudes, les joies et les rêves des vignerons lors des grands salons ; les bienfaits d’une consommation modérée de vin et le traitement réservé à ceux qui en usent un peu trop avant de conduire ; ou encore le vrai pouvoir de la ménagère au supermarché ...
 
Toujours sensible, parfois sensuelle, Galatée Faivre a su trouver un mode nouveau pour nous parler de vin. Un mode plus interne, sans doute plus féminin, délaissant la technique ou l’emphase spectaculaire, et abordant ce qui émeut, ce qui nous point aurait écrit Barthes, dans le vin. Elle nous invite à poursuivre l’échange sur son blog.

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Divine Ivresse. Galatée Faivre. 105 pages. Editions Normant. 2007. 11,50 €. 
 
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Dimanche 29 juillet 2007 7 29 /07 /Juil /2007 12:48
Voici un petit programme concocté pour une "virée" en Alsace, faite entre amis l'année dernière. Ce qu'il y a de chouette avec les programmes, c'est de ne pas les suivre, et de découvrir d'autres chôses ! Après notre première étape chez Bernard Weber, qui nous a réservé un accueil des plus aimables, et où nous avons dégusté quelques superbes flacons, nous avons pris les sideways, passant par chez Pierre Frick et la maison Becker (ce qui n'enlève rien à la qualité de ceux prévus initialement !). Qu’aurait été ce périple sans la qualité de l’accueil de la famille Klein à Saint-Hyppolite ? Nous avons trouvé chez eux, outre un gite très agréable, une palette agréable de vins, mention spéciale pour un Riesling Vielles Vignes droit comme son i.

Chez Bernard Weber (photo Christine Lé)


Les vins d’Alsace sont (à quelques exceptions près) des vins mono-cépages. Ils sont donc fortement marqués par les caractéristiques gustatives du raisin, avec des arômes souvent très puissants. Chaque cépage ayant ses caractéristiques propres.
 
Les cépages alsaciens se distinguent en deux grandes catégories :
-  les cépages « ordinaires » : Sylvaner, Pinot blanc, Pinot noir
-  et les quatre cépages « nobles » : Riesling, Muscat, Pinot gris (anciennement « Tokay pinot gris ») et Gewurztraminer
Je classerais le Pinot noir, qui donne selon la vinification un vin rosé clair à rouge, à part de cette hiérarchie. Mais c’est à chaque amateur de découvrir ses propres préférences. A cette liste s’ajoutent quelques cépages « locaux » particuliers que nous allons également découvrir.
 
De 30.000 ha en 1828, le vignoble s'est réduit à 8.000 ha en 1948. De nos jours, près de 15.000 ha partagés entre 8.500 propriétaires donnent 1,2 million d'hectolitres par an, dont une centaine de milliers en rouge. Très morcelé, le vignoble est réparti sur une centaine de communes, offrant une très large variété de sous-sols et de climats (Colmar, une des villes les plus sèches de France ...).
 
Parmi ceux-ci, 43 lieux-dits se distinguent particulièrement par leur unité géologique et leur climat particulier. Ce sont les « grands cru » où la viticulture est fortement encadrée (exemple : seuls les cépages « nobles » ont droit à l‘appellation « grand cru »), produisant moins de 5 % des vins alsaciens.
 
Enfin, la patte de l’homme reste primordiale. La viticulture alsacienne a longtemps souffert de la domination allemande, qui en fait une région de production quantitative. Si un certain nombre de viticulteurs travaillent encore dans cet esprit, la grande majorité s’est progressivement orientée, dès le lendemain de la première guerre mondiale, et surtout à partir de 1945, vers une production plus qualitative.
 
Les vins d’Alsace ont a présent largement conquis le droit de se hisser sur les plus belles tables. Ajoutez-y le travail de fond effectué de tous temps par quelques puristes et que reprend avec brio une nouvelle génération : soin à la vigne et au chai, rendements maîtrisés, agriculture bio ou raisonnée. C’est au sein des viticulteurs alsaciens que l’on trouve la plus forte concertation d’hénokiens (entreprises familiales au moins bicentenaires) au monde, après le Japon, une longévité qui n’est certainement pas due au hasard …  
 
C’est donc avec une triple approche, à la fois des cépages, des terroirs, et des vignerons, que nous allons arpenter la route des vins d’Alsace en l’attaquant par sa porte Nord. De Marlenheim à Thann, cette route définie en 1953, parcourt une quarantaine de villages sur ses 170 km.

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Vignoble à Saint-Hyppolite, sur fond de 
Haut-Koenigsbourg (photo Pierre Lansu)


L’itinéraire gustatif
proposé sera un peu plus resserré, autour de quelques lieux et de quelques personnes à découvrir :
 
Molsheim :
Bernard Weber est un vigneron que je suis depuis quelques années. Régulièrement primés, ses grands crus Bruederthal (sols marno-calcaires) enchanteront notre première étape. Moins sucrés, moins charmeurs en premier abord, les vins de la région de Molsheim sont plus floraux, plus minéraux et souvent plus complexes que les vins du sud de l’Alsace.
 
Heiligenstein :
Seul village où l’on trouve le Klevener, cousin du Savagnin du Jura, qui produit un vin de longue garde, à robe d’or vif et aux riches arômes de fruits secs, de noisette et de pain d’épice. Ce cépage (à ne pas confondre avec le Klevner, sans e central, qui est un allias du Pinot blanc) a failli disparaitre dans les années 70, est aujourd’hui brillamment mis en valeur par des vignerons comme Hubert Heywang.
 
Saint-Hippolyte :
Au pied du Haut-Koenigsbourg, le village de Miss France est également à l’origine de la plus récente des AOC d’Alsace : le Rouge de Saint-Hippolyte. Issu du seul Pinot noir et vinifié en macération longue sur marcs, on obtient un vin rouge ample et fruité, à déguster par exemple au domaine Muller-Koeberlé, l’un des artisans de ce classement en AOC.
 
Rorschwihr :
Encore un cépage particulier à découvrir lors cette étape : l’Auxerrois. Et l’un de ses plus vaillants serviteurs, Pierre Rolly-Gassmann, nous enchantera également avec ses très élégants Gewurztraminer. Loin des modes, les Rolly-Gassmann travaillent en respectant l’expression du terroir d’où sont issus leurs raisins.
 
Ribeauvillé :
Sa cave coopérative, qui adopte une approche très qualitative, offre une grande palette de vins issus d’un secteur géographique assez large, permettant de mettre en évidence l’influence des terroirs. La cave possède également un petit musée du vin.
 
Riquewihr :
Jean Hugel, sage octogénaire issu d’une des plus anciennes familles de vignerons alsaciens (depuis 1639), a toujours su résister aux modes et rester fidèle au terroir. Il est l’un des maîtres incontestés du Gewurztraminer. Différentes possibilités de visites dans le village : sentier viticole (de 17 km ...), circuit en petit train, musée de la vigne et de la viticulture.
 
Ammerschwihr :
Ville de l’amour (Amoris-Villare), elle n’en pas moins été anéantie lors de la dernière guerre. Elle possède le célèbre lieu-dit Kaefferkopf, plus ancienne appellation alsacienne, cependant pas reconnu en grand cru pour cause d’« absence d’unicité géologique » (1). Les Binner (vignerons depuis 1770) y travaillent des vins dans un esprit très nature, sans filtrage. Deux sentiers viticoles de 1h à 2h30 de marche nous remettront en train après la dégustation ...
 
Rouffach :
L’étape la plus méridionale de notre périple jouit d’un grand cru exceptionnel : le Vorbourg, à la couleur rouge du fait de la forte présence de fer dans son sol. Alliée à ses autres caractéristiques géologiques et climatiques, elle donne un terroir très favorable au vin rouge. René Muré y produit, entre autres, un Pinot noir de très grande qualité.

bouchonhugel.jpg

Les adresses :
  • Bernard Weber : 49, route de Saverne, 67120 Molsheim – 03.88.38.52.67
  • Jean & Hubert Heywang : 7, Rue Principale. 67140 Heiligenstein –  03 88 08 91 41.
  • Muller-Koeberlé : 22, route du vin, 68590 St-Hippolyte – 03.89.73.00.37
  • Rolly-Gassmann : 1, rue de l’Eglise, 68590 Rorschwihr – 03.89.73.63.28
  • Cave Coopérative : 2, rte de Colmar, 68150 Ribeauvillé – 03.89.73.61.80
  • Hugel & fils : 3, rue de la 1ère Armée, 68340 Riquewihr – 03.89.47.92.15
  • Binner : 2, rue des Romains, 68770 Ammerschwihr – 03.89.78.23.20
  • René Muré : Domaine du Clos St-Landelin, route du vin 68250 Rouffach – 03.89.78.58.00 


En savoir plus sur la route des vins.


1 : Une partie du Kaefferkopf (littéralement "tête de scarabée") vient d'être classée en grand cru.


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Samedi 28 juillet 2007 6 28 /07 /Juil /2007 20:00
Nombreux sont les cavistes à Paris, avec beaucoup de très bons professionnels. Voici les adresses de mes pourvoyeurs favoris, j'assume tout à fait la partialité de mes choix !

L'Avant-Goût ~ Côté Cellier
 
A deux pas de chez moi (bien pratique pour y faire une halte au sortir du bureau ...), le restaurant l'Avant-Goût, sous la houlette de son chef Christophe Beaufront, a ouvert voici quelques temps une boutique. Pascal Gésret y présente une sélection resserrée, mais de grande qualité. Des vins authentiques à des prix souvent très doux. Des dégustations sont organisées régulièrement.

L'Avant-Goût Côté Cellier
37, rue Bobillot  - Paris 13ème
Métro Place d'Italie
Tél : 01 45 81 14 06
 

Caves Augé
 
Proust y achetait ses salades à l’époque où la boutique était une épicerie. Aujourd’hui Marc Sibard, ardent défenseur des vignerons qui ont encore un vrai savoir-faire à valoriser, et son équipe offrent un très large choix de vins triés sur le volet. Du beau, du bon, avec une prédilection pour des vins artisanaux, produits de façon traditionnelle. Avec également des dégustions régulières.
 
Les Caves Augé
116, Boulevard Haussmann - Paris 8ème
Métro Saint-Augustin
Tél : 01 45 22 16 97
Pas de site web
 

Le Vin se Livre
 
Une librairie dédiée au vin ou un caviste qui offre à lire autant qu’à déguster ? L’adresse parfaite pour conjuguer ces deux passions, tenue par Sophie et Isabelle, deux passionnées. Là aussi, la préférence va aux vins produits dans le respect de la terre et du raisin, avec une belle sélection. Lectures, dégustations, ou encore rencontres avec des auteurs ou des vignerons sont également au programme.
 
Le Vin se Livre
36/38, allée Vivaldi - Paris 12ème
Métro Dugommier ou Daumesnil
Tel : 01 43 40 59 45
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Samedi 28 juillet 2007 6 28 /07 /Juil /2007 18:00
Un carnet de plus dans cette région du cyberespace que l'on désigne couramment comme blogosphère ... Qu’y dire de neuf, alors qu’elle déborde déjà de notes et de billets d'humeur sur les sujets les plus divers, à commencer par l'actualité ? Et c'est vrai que celle-ci ne manque pas de sujets d’échanges, y compris autour du vin !
 
Alors que dire de neuf autour du vin ? Le cyberespace doit contenir plus de sites dédiés au nectar de la vigne qu’un hypermarché de banlieue ne doit stocker de bouteilles. Il suffit de taper ‘vin’ sur un moteur de recherche pour se retrouver face à plusieurs millions de pages : sites marchands, sites de producteurs, pages personnelles, même les portails dédiés commencent à fleurir. Pour autant, je pense qu’il faut se réjouir de cette profusion. Car elle témoigne d’un intérêt certain et grandissant pour le vin, d’une dynamique d’échange et de communication autour du divin nectar. Alors, n’ayant pas le cyber-vin triste, j’ai décidé d’ajouter mes pages à l’édifice ...
 
Joignant ma passion pour la lecture à celle pour l’œnologie, voici donc une petite bibliothèque spécialisée dans les livres atour du vin. C’est une littérature très diverse (ouvrages pratiques, guides, essais, beaux livres, récits, romans, poésie, ...) et de plus en plus abondante (il y aurait-il surproduction ?), mais à la qualité parfois inégale ... Car il est des livres comme des vins. Des livres de garde, qui vont se bonifier avec le temps. Des livres de soif, au plaisir simple et immédiat. De vraies découvertes, parfois issues de productions locales confidentielles. Des effets de modes, souvent trop médiatisés. Quelques stars internationales et beaucoup de produits industriels.
 
Ce blog vise à donner quelques modestes points de repères dans toute cette littérature, des repères forcément partiaux, mais indépendants des maisons d’éditions comme des producteurs de vins. Il s’enrichira progressivement avec des notes sur les livres récents, mais également sur des ouvrages plus anciens que tout œnophile devrait avoir dans sa bibliothèque. Bien sûr, vous n’apprendrez pas à nager en lisant tous les traités de natation de la terre. J’ai appris l’essentiel au contact de vignerons et de passionnés du vin, notamment dans un club de dégustation. A vous de bien doser théorie et pratique !  
 
Enfin, last but not least, sachez apprécier et consommer avec modération. Comme le dit justement un proverbe japonais : au premier verre, l’homme boit le vin ; au second verre, le vin boit le vin ; au troisième, c’est le vin qui boit l’homme ... Ce blog promeut une dégustation modérée, qualitative et hédonique. N’hésitez pas à consulter le site www.2340.fr pour évaluer où vous en êtes avec la consommation de boissons alcoolisées.
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