Vendredi 28 septembre 2007
Saison des vendanges et des foires aux vins, l’automne nous apporte également son lot de numéros « spécial vins » dans la presse magazine. Malheureusement, bien peu d’entre eux sortent du lot.
 
Orchestré par Jacques Dupont, Le Point a tiré en premier avec un spécial datant du 6 septembre. Comme à son habitude, il met quelques appellations à l’honneur, parmi celles faisant un travail de fond pour l’amélioration de leur qualité. Baisse des rendements, viticulture plus en harmonie avec l’environnement, vinifications plus respectueuses des terroirs, … année après année, les articles du Point semblent nous dessiner une lente mais profonde révolution, la plupart du temps menée par les plus jeunes vignerons. Douze appellations françaises, auxquelles se joint le Xérès, se déclinent en autant de reportages. Une belle sélection de près de 500 vins (dont près de 120 à moins de 8 euros) nous est également proposée. Notons qu’aucun d’entre eux ne se retrouve dans le volet du magazine consacré aux foires aux vins …
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Le magazine Géo ne s’intéresse d’ordinaire guère au vin. Son hors série titré « La folie des vins du nouveau monde » est pourtant remarquable. Car loin d’une folie, c’est une nouvelle mondialisation de la viticulture qui est en train d’émerger, sous l’effet conjugué du réchauffement climatique et de l’extension de la passion du vin au travers le monde. L’acception « Nouveau Monde » va très rapidement s’élargir, incluant par exemple nombre de pays asiatiques. Autre pays avec lequel il va falloir compter : la Géorgie, qui, sous l’effet de l’embargo russe sur ses vins, mène actuellement une intense politique d’amélioration de la qualité. Et le potentiel est là, dans ce pays qui est, ne l’oublions pas, le berceau du vin. Outre les reportages qui font la renommée de Géo, ce numéro contient également quelques articles de fonds sur la consommation du vin, ainsi qu’un petit guide présentant une jolie sélection de vins bio français.

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L’Express, qui constitue généralement l’autre référence des numéros spéciaux avec Le Point, s’associe à présent à la Revue des Vins de France. Du coup, à l’instar de leur hors série de ce printemps, leur spécial vins ressemble à un sous-produit de la RVF. Vie Pratique Gourmand s’est par contre associé à l’éditeur du « Vin pour les nuls ». Le résultat est loin d’être nul, bien que destiné davantage à l’amateur débutant qu’au confirmé. Citons encore Le Monde 2, avec un supplément très sommaire ou Elle à Table, avec un supplément « les Moments du Vin » qui laisse songeur par la faiblesse de son contenu. Une rencontre entre un « nez » et un œnologue autour des arômes de quelques très grands crus vaut cependant le détour.
 
Bref un millésime 2007 assez inégal, avec tout de même quelques bonnes surprises.
 
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Lundi 17 septembre 2007
Nicholas Faith : La Bourgogne et ses vins 

Si pour vous le mot bourgogne est synonyme de casse-tête complexe des appellations et de hiérarchie obscure des crus. Si vous ne distinguez pas spontanément les Hautes-Côtes de Beaune des Hautes-Côtes de Nuits, ou encore Pouilly-Fuissé de Pouilly-Fumé. Si vous vous interrogez sur le rôle central qu’un hospice peut avoir dans le commerce du vin. Bref, si vous souhaitez enfin y voir clair en matière de Mazis-Chambertin, Morey-Saint-Denis, Corton-Charlemagne et autre Puligny-Montrachet, alors ce livre est pour vous.
 
Ecrit par un Américain amoureux de la Bourgogne, il vous offre un panorama complet et clair de son histoire, de son ampélographie et de sa géologie. Vous y croiserez ceux qui ont fait de cette région et de ses vins un sujet de fierté nationale. Philippe Le Bon, qui expulsa le gamay au profit du pinot noir. Aubert de Villaine, qui veille à la destinée des vins du DRC avec une rigueur toute cistercienne. Ou encore l’injustement méconnu Etienne Kayser, instituteur qui batailla plus de vingt ans pour sortit les Hautes-Côtes de l’ornière. Sans parler de Jean-François Bazin, sans doute son meilleur ambassadeur, dont les paroles viennent soutenir en écho ceux de Nicholas Faith. Beaujolais et Chablis sont également de la partie.
 
Tout cela avec l’art de simplifier les sujets complexes dont savent si bien faire preuve nos amis anglo-saxons. Mais sans langue de bois ! Car Nicholas Faith n’hésite pas à égratigner les travers dans lesquels tombent encore de trop nombreux négociants et viticulteurs : extension immodérée des surfaces, course au rendement, non-respect de l’environnement, survente de vins à la réputation parfois usurpée, ... Les images d’Andy Katz, qui jette un regard automnal, parfois nostalgique, sur des paysages tout en demi-teinte, illustrent parfaitement le texte. De plus, différentes cartes viennent apporter d’utiles précisions géographiques.
 
Enfin, quelques anecdotes viennent égayer le sérieux du propos. Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer celle-ci : après son échec au référendum de 1969, le général de Gaulle lança à tante Yvonne un « On ne va pas se laisser abattre. Allez me chercher une bonne bouteille d’un vin de Méo ! » Un clos Vougeot d’un beau millésime. Ce n’est pas chez les Sarkozy qu’on verrait cela ...
 
 

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La Bourgogne et ses vins. Nicholas Faith. Photographies d’Andy Katz. 144 pages. Editions Solar. 2002. 24,70 €.
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Dimanche 26 août 2007
Pierre Seltz : Voyage dans le monde du vin
 
Il est rare qu’un viticulteur prenne la plume pour nous conter avec tant d’érudition, non seulement son histoire ou celle de son vignoble, mais celle du vin lui-même, compagnon étroitement lié à l’humanité et à son histoire, depuis quasiment la nuit des temps.
 
Cette aventure commune débute-t-elle en Mésopotamie ? Ce que l’on peut considérer comme le plus ancien livre de cave y date en effet de quelques 4000 ans, recensant l’état des rendements et des stocks. Mais d’autres hypothèses font remonter la culture de la vigne au VIIème millénaire avant Jésus-Christ, en Géorgie. Ou encore aux Sumériens, sur la foi de l’un des plus anciens poèmes de l’humanité, écrit sur des tableaux d’argile : l’épopée de Gilgamesh, où déjà le vin avait une place centrale.
 
Pierre Seltz reconstitue le parcours des raisins depuis les montagnes de Zagros jusqu’au Caucase. Il hume les boissons fermentées, vraisemblablement assez rustiques, qui alimentaient festins et libations. Il observe le trajet des amphores et plus tard, après leur invention par les Gaulois, celui des tonneaux. Il navigue sur les radeaux de l’Euphrate, les bateaux de roseau du Nil, les navires crétois, les trirèmes grecs, les galères romaines ... Et partout le vin fait partie des biens les plus importants à bord, même Noé a emporté de la vigne sur son arche. Car la route du vin croise la route de la soie, les chemins des épices, les trajets des métaux précieux. Tous les peuples de la Méditerranée ont assis leur puissance avec son commerce et en retour lui ont offert d’étendre son espace. Rois, empereurs, guerriers, commerçants, moines ... ont été ses maîtres comme ses serviteurs.
 
Et Pierre Seltz ne nous conte pas cette saga depuis son bureau ou sa bibliothèque. Globe-trotter infatigable, il a parcouru les pays qu’il évoque. Il a retrouvé une liane de vitis sylvestris au fond du grand canyon du Colorado, a pris en main les outils des antiques vignerons, a mis ses pas dans ceux des marchands grecs ou phéniciens. Le voyage auquel il nous invite est non seulement dans le temps, mais aussi dans l’espace. Il nous fait découvrir les vignobles d’aujourd’hui et leur histoire. Etats-Unis, Australie, Italie, Espagne, Portugal ... nous sont contés à la fois par leur histoire vitivinicole, mais aussi par les hommes, les terroirs et les cépages. Pierre Seltz, en tant que vigneron, a longuement fréquenté ses homologues de ces pays et nous fait partager leur aventure.
 
La présentation des principaux cépages est également très complète, vue par un homme de métier, qui les a donc travaillés, fréquentés de manière intime. Il en va de même pour le chapitre consacré à la dégustation, élevée au rang de véritable art de vivre. Richement illustré et écrit avec passion, ce livre nous permet de croiser Gilgamesh, Ulysse ou encore Charlemagne, tout autant que de découvrir la richesse des vignobles de France et d’ailleurs. Car c’est un homme passionné qui nous invite à partager les connaissances qu’il a acquises au cours du voyage d’une vie dans le fabuleux monde du vin.
 

 
 

 

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Mercredi 15 août 2007
Sylvie Girard-Lagorce : Je ne sais pas goûter le vin

 

Ne vous fiez ps au titre. Derrière cette accroche se cachent en fait toute une foultitude d’informations et de conseils qui pourraient intéresser plus d’un amateur se croyant éclairé. Car Sylvie Girard-Lagorce nous y dévoile de manière claire bien plus que les bases que doit maîtriser tout œnophile qui se respecte. Tout cela sur un ton vivant, avec beaucoup de pédagogie, en évitant la simplification outrancière.

 

Pour commencer, nous apprenons à décomplexer. Onze questions-réponses ouvrent le bal, nous montrant que si le sujet n’est pas évident, il est également moins complexe qu’il n’y parait, pour peu qu’on l’aborde avec bon sens. A les lire, le néophyte se dit d’emblée qu’il n’est pas le seul à avoir du mal à différencier un bon d’un grand vin, mais que cela lui est accessible pour peu qu’on ne lui explique pas en langage jargonnant.

 

Passée cette introduction, un panorama général du vin est présenté, non par pays, régions, appellations ou cépages, mais par couleurs. Du blanc clair au rouge très foncé, en passant par le rosé et les bulles : la ronde des couleurs a l’avantage de la simplicité, tout en parlant immédiatement au lecteur. Cépages et appellations ont ainsi abordés à partir d’un point d’entrée immédiatement accessible à tous.

 

De l’élaboration à la vente, du bon usage des guides à la dégustation en passant par la cave, de la compréhension des étiquettes aux accords mets-vins (avec également quelques recettes savoureuses), ce livre ne laisse aucune facette dans l’ombre. Il fourmille de conseils, souvent de bon sens, mais ce sont justement ceux-là qu’on pense rarement à donner aux amateurs. Et surtout, il permet de relativiser les doctrines qui prévalent sur le vin. Un exemple : la température de dégustation. Sylvie Girard-Lagorce confronte les avis de six sommeliers et cuisiniers renommés, mettant bien en évidence que la température idéale est aussi affaire de contexte et de préférences personnelles (à l’intérieur tout de même d’une certaine fourchette !). Apprenons donc à découvrir les nôtres, plutôt que de suivre docilement les préceptes.

 

Avec ce livre, plus personne ne pourra dire « je n’y connais rien ». A s’offrir et à offrir à tous ceux qui hésitent encore à franchir la porte de l’univers du vin.

 

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Je ne sais pas goûter le vin. Sylvie Girard-Lagorce. 188 pages. Flammarion. 2002. 16 €.
Egalement en poche (sortie imminente, fin août 2007) aux éditions J'ai Lu. 5,60 €.

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Dimanche 12 août 2007
Bernard Pivot : Le Dictionnaire Amoureux du Vin
 
La passion dévorante et contagieuse de Bernard Pivot pour la littérature nous avait apostrophés depuis longtemps. On le savait créateur de dictées à faire trembler un académicien. Et les habitués des terrains de football savent également ses élans pour le ballon rond. Mais on le connaissait moins en amoureux du vin. Plus que ça, voilà un auteur engagé dans la défense du bon, du beau, du vrai. Car comme il l’écrit dans son avant-propos : “Le vin, c’est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi de la culture pour l’esprit”. Et c’est un bouillon bien agréable de cette culture pour l’esprit qu’il nous sert au travers de son dictionnaire !
 
Dans la rivalité des vignobles, Bernard Pivot choisit nettement son camp. Bourguignon ! Et plus précisément Beaujolais. Mais attention, point du nouveau, qu’il ne porte pas en son cœur, mais celui des 10 crus qu’il nous servirait volontiers en autodictée. Pour autant, l’homme n’est pas sectaire. Il laisse bien entendu parler son cœur pour évoquer Quincié-en-Beaujolais, où son frère est vigneron. Mais Ausone, Chasse-Spleen et Yquem bénéficient de remarquables articles. Plus largement, tous les vignobles sont à la fête, du Bordelais aux Côtes du Rhône, du Languedoc-Roussillon à l’Alsace, du Val de Loire aux regrettés crus d’Ile-de-France. Le Champagne, qui se déguste avant, pendant et après l’amour, n’est bien entendu pas en reste, fidélité familiale au Dom Pérignon oblige. Car en matière de vin, Bernard Pivot sait faire preuve d’autant d’ouverture d’esprit qu’en matière de livres.
 
De l’Amour et le vin à Zinc, en passant par Cave, Capitaine Haddock (n’est-ce pas un buveur de whisky ?), Œnologues, Paf, Terroir ou Voltaire ... Au fil de la bonne centaine d’entrées qui composent ce Dictionnaire amoureux, à lire dans l’ordre, le désordre ou l’aléatoire le plus complet, Bernard Pivot nous invite à une ballade joyeuse et érudite dans le monde du vin. En une conversation amicale, parfois savante mais jamais pédante, il alterne grande et petites histoires, nous faisant également partager quelques anecdotes savoureuses. Son premier reportage au Château Yquem ... Comment Charles Bukowsky a mis le bazar dans son émission après avoir descendu quelques (!) bouteilles de Sancerre ... Ou encore la bonne réaction à avoir pour éviter un incident diplomatique quand un Chancelier vous sert un Riesling “bouchonné jusqu’à l’os” ...
 
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Le Dictionnaire Amoureux du Vin. Bernard Pivot. 480 pages. Plon. 2006. 26 €.
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Mercredi 8 août 2007
La Légende des Cépages (collectif).
 
L’ampélographie (nom savant donné à l’étude des cépages) est une science qui se sophistique, n’hésitant pas à utiliser des technologies pointues, notamment les analyses ADN pour reconstituer l’histoire et retrouver l’origine des cépages. C’est ainsi que tombent certains mythes, dont celle de l’origine romaine des cépages du Valais Suisse. A partir de là, pourquoi ne pas recréer de toutes pièces des mythes modernes sur la provenance de nos cépages ?
 
Cette idée originale a été mise en pratique par l’équipe de RomanDuVin.ch. Ce site helvète, managé par Alexandre Truffer et entièrement dédié aux vins de la Suisse Romande, a ainsi fait appel à des plumes au moyen d’un concours littéraire. Après une sélection rigoureuse et une vinification soignée, le cru est de bonne tenue, assemblage de 10 cépages connus ou plus confidentiels, bénéficiant chacun d’une nouvelle ou d’un conte dédié.
 
Le Merlot nous entraine dans une rêverie archéologique égyptienne, tandis que, mal aimé, le Malbec voit son sort amélioré par l’entremise d’une paire de chaussures au regard moins lassé que ses consœurs. L’Altesse nait de la méprise d’un Prince et de la grâce de Dionysos, alors que le Cornalin voit le jour par la patiente pénitence d’un moine pêcheur. Et c’est l’égarement d’une petite fille dans une vallée interdite qui révèle la Petite Arvine aux hommes. Plant Robert, Garanoir, Païen, Freiburger et Pinot Noir se déclinent également en autant d’histoires originales. Chaque cépage donne de plus lieu à une page explicative sur son histoire et ses spécificités.
 
Un recueil tout en finesse, où les auteurs ont su joliment associer vin et littérature, « deux passeports pour le voyage et le rêve ».
 
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La Légende des Cépages. Ouvrage collectif. 95 pages. Editions à la Carte. 2006. Distribué via le site de RomanDuVin.ch au prix de 25 CHF ou 20 € (port compris).
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Mercredi 8 août 2007
Galatée Faivre : Divine Ivresse
 
Le vin, qui devrait être plaisir, plaisir des sens, de la découverte, de la convivialité, est aujourd’hui trop souvent connecté à des sentiments de peurs : de ne pas savoir, de se tromper, de devenir malade ou ivrogne, ... la liste est longue. Ce constat désolant a fait réagir Galatée Faivre, vigneronne issue elle-même d’une longue lignée vigneronne.
 
Au travers de 17 historiettes, son livre nous offre une vision plus positive du vin. Ce sont autant de portraits intimes comme de moments de rencontres et d’échanges, où le vin joue parfois un rôle de médiateur. Les personnages de Galatée Faivre ont tous une relations spécifique, voire unique, avec le vin, vecteur le plus souvent d’ouverture à soi et aux autres. On ne saurait donc le confondre avec une simple boisson, un produit plus ou moins industrialisable, car il nous raconte à chacun une histoire particulière, qu’il faut savoir écouter, comme autant de secrets que le dégustateur attentif va découvrir.
 
Histoires d’amour, chemins initiatiques, portraits, anecdote, et même une improbable mais très jolie république des fleurs composent ce beau bouquet. En passant nous apprenons d’où vient le goût de bouchon, et une manière originale de le reconnaitre ; quels peuvent êtres les inquiétudes, les joies et les rêves des vignerons lors des grands salons ; les bienfaits d’une consommation modérée de vin et le traitement réservé à ceux qui en usent un peu trop avant de conduire ; ou encore le vrai pouvoir de la ménagère au supermarché ...
 
Toujours sensible, parfois sensuelle, Galatée Faivre a su trouver un mode nouveau pour nous parler de vin. Un mode plus interne, sans doute plus féminin, délaissant la technique ou l’emphase spectaculaire, et abordant ce qui émeut, ce qui nous point aurait écrit Barthes, dans le vin. Elle nous invite à poursuivre l’échange sur son blog.

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Divine Ivresse. Galatée Faivre. 105 pages. Editions Normant. 2007. 11,50 €. 
 
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