Le mot du moment

Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :

Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !

Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant, (...)

 

Charles Beaudelaire, L'âme du vin.


Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 07:52

La liste des livres commentés sur le blog a été actualisée.

 

De l'Accord parfait ...

accordparfait.jpg

...aux Zinzins zinzinsduzinc.jpg, vous trouverez la liste de plus de 120 livres en cliquant sur ce lien.

 


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Mardi 7 décembre 2010 2 07 /12 /Déc /2010 21:26

Eric Bernardin & Pierre Le Hong : Crus classés du Médoc.

 

C’est certainement un des livres les plus importants de l’année,  je dirais même que c’est un livre du siècle. Comme nous avons déjà quelques millésimes du siècle depuis que nous sommes au XXIème, je ne crains pas d’utiliser cette comparaison pour un ouvrage qui dépasse de loin la majorité de ceux écrits sur le sujet. Trois années de travail ont été nécessaires à Eric Bernardin (à la plume) et à Pierre Le Hong (au réflex et à la tablette graphique) pour mener à bien ce travail qui fera, je n'en doute pas, date dans l’histoire de l’édition consacrée au vin.

 

crusclassesmedocgrand.jpg

 

Eric s’étant aimablement prêté au jeu de l’interview pour mon blog (voir ici), je savais à quoi m’attendre. Je fus tout de même très surpris en découvrant le livre quelques semaines plus tard chez mon libraire. Surpris par la richesse de son contenu, par la précision des textes, par la qualité des images. Je l’ai dégusté lentement, en appréciant chaque page, comme j’aurais dégusté les vingt crus classés qu’il détaille. Géologie, pédologie, climat, méthodes de viticulture et de vinification, histoire, architecture, … chacun bénéficie d’un traitement approfondi sur une petite dizaine de pages.

 

Nous sommes même invités aux dégustations parcellaires, c'est-à-dire celles des vins issus d’une seule parcelle, avant leur assemblage, différent lors de chaque millésime, permettant à ces châteaux d’élaborer des vins toujours au top de leur appellation. Les illustrations en trois dimensions offrent un atout pédagogique indéniable. Jamais un amateur n’a pu toucher d’aussi près ce qui faisait la spécificité des sols et sous-sols des plus grands châteaux du Médoc. Les infographies des chais, et de très nombreuses et superbes photos, permettent de pénétrer au cœur de ces domaines mythiques. Un rare privilège !

 

Alors, plutôt que de continuer à étaler ainsi mon enthousiasme, je préfère vous le chanter avec un cœur léger, sur un air bien connu :

 

De toutes les routes de France d'Europe

Celle que j'préfère est celle qui nous dépose

En auto ou en auto-stop

De la Lagune à Montrose

 

Départementale Deux

Il faut la prendre pour Bordeaux ou Artigues

Que l'on soit sept six cinq quatre trois ou deux

C'est une route qui rend heureux

 

Route des délices

Qui longe la Gironde

Qui fait d'Paris le bout du monde

Et la banlieue de Moulis

 

Le ciel d'été

Mûrit les raisins de Pontet-Canet

Chasse les aigreurs et les acidités

Qui font l'malheur des grandes cités

Tout excitées

 

On chante, on court

Dans les vignobles de Latour

Le bon vin est là qui rend joyeux

On est heureux Départementale Deux...

 

Crus classés du Médoc – Le long de la route des châteaux. Eric Bernardin & Pierre Le Hong. Préface de Hugh Johnson. 208 pages. Editions Sud-Ouest. 2010. 39 €.

 

 

 

 

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Dimanche 5 décembre 2010 7 05 /12 /Déc /2010 20:11

Oz Clarke : Nous dit tout sur le vin.

 

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai reçu le dernier livre d’Oz Clarke traduit en français. Simplement parce qu’il m’a rappelé, non mes premiers pas dans le monde du vin, mais le premier livre que j’ai acheté sur le sujet. Sa lecture constituait alors pour moi un véritable challenge, puisque je l’avais acheté en allemand, langue dans laquelle je souhaitais me perfectionner. Si je visais alors l’obtention d’un diplôme de la chambre franco-allemande de commerce, la lecture de différents clarkeskleineweinschule.jpg guides da la communication professionnelle m’avait cependant semblée moins motivante que celle de quelques recueils de nouvelles et ouvrages sur des sujets un peu plus plaisants. A ma bonne surprise, je n’ai pas rencontré de difficultés majeures dans la lecture de Clarke’s kleine Weinschule (éditions Droemer, 2000). Est-ce parce que le livre était rédigé de manière simpliste ? Ou parce qu’Oz est tout simplement l’un des meilleurs pédagogues du vin ?

 

Je défends ardemment la seconde option. Et elle se confirme très nettement avec ce nouveau livre où Oz Nous dit tout sur le vin et qui est une mouture très largement actualisée (textes et illustrations) et augmentée (avec quelques 60 pages en plus) de celle qui avait soutenu ma motivation pour reprendre la langue du pays de Goethe, des grands Riesling Trockenbeerenauslese de la Mosel-Saar-Ruwer et des fränkischen Bocksbeutel. J’y retrouve en effet toutes les rubriques qui m’avaient rendu la lecture du premier opus si fluide et si agréable.

 

La première partie est consacrée aux saveurs du vin, notamment au travers des principaux cépages. La deuxième partie donne de très nombreux conseils concrets autour de l’achat, de la lecture des étiquettes des vins de différents pays, du service, de la dégustation, du vin au restaurant, des accords avec les mets, de la santé. Les conseils sont toujours très accessibles, sans dogmatisme ni intellectualisation, dans cette partie très justement libellée Les joies du vin. Car, pour Oz, le vin doit avant tout apporter du plaisir et de la joie, aussi donne-t-il des clés qui permettent à chacun de découvrir son univers avec sa propre sensibilité. C’est le même esprit qui dirige la dernière section du livre, dont les quatorze chapitres nous font voyager à travers les pays producteurs. Là également, les différentes rubriques (Quand dois-je les boire ? Puis-je me les offrir ? …) donnent des informations très concrètes répondant aux principales questions que peut se poser tout amateur.

 

oznousdittout.jpg

 

Nous dit tout sur le vin. Oz Clarke. 200 pages. Gallimard. 2010. 19,90 €.

 

Je profite de cet article pour signaler quelques autres actualités autour des livres d’Oz Clarke. Le Guide des terroirs et le Guide des cépages, deux ouvrages de référence sur leur thème, viennent de ressortir dans des éditions mises à jour. Le Guide du Bordeaux est proposé à un prix très attractif : 19,90 € (au-lieu de 29 €) pour ce livre de 320 pages.

 

 

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Vendredi 26 novembre 2010 5 26 /11 /Nov /2010 06:00

vdvlogo.pngOn monte le son pour cette 31ème édition des vendredis du vin, à l’appel d’Eva, du blog oenos.net, pour un thème wine and blog and rock’n’roll. Accorder vin et musique n’a rien d’évident, et on pense plus spontanément à la musique classique ou au folklore local qu’au rock. A première vue on accorderait plutôt ce dernier avec une bonne Kro.

 

A moins de faire un petit détour par les couleurs (chacun son truc, pour trouver l’inspiration…) : entre la black attitude de la blackisphere et la rock’n’roll attitude, il n’y a qu’un verre, un verre de black wine bien entendu. Autrement dit de Cahors, un grand ténébreux à base de malbec-tannat-mourvèdre, qui sont un peu le trio guitare-basse-batterie du vin. On le croirait parfois  Paint in Black, tant il est sombre, mais en ouvrant bien nos Black Eyed Peas, on voit bien qu’il serait plutôt pourpre bien profond :

 

 

Certains producteurs vont jusqu’à renouveler une technique médiévale. En chauffant une partie des moûts dans un chaudron, limite Black Sabbath, ils le concentrent davantage et arrivent ainsi à obtenir un vin réellement noir : Back in Black même. On passe du rock au hard ! Mais je tente aujourd’hui quelque chose de plus soft avec un des grands noms de la région. Un peu timoré, je me suis dit qu’en restant dans le top 50, je ne risquais pas de rencontrer de bad boy (ni de bad girl, mais ça c’était déjà fait au précédent VDV). Et en effet, ce Château Lagrezette 2004 ne semble pas de prime abord rouler des mécaniques, avec son look bien tradi, affublé en plus d’un petit tutu rose. Mais une fois qu’on met le son, il change un peu de registre.

 

Ah ce n’est pas le Commando Pernod (Béru carburait d’ailleurs plutôt au beaujolpif si je me souviens bien), ce serait plutôt le Père Noël Noir, du genre à vous rouler progressivement dans la farine. Car la robe est aguicheuse avec ses reflets violacés (87% de malbec) et le parfum joue du café et des fruits noirs (cerises, cassis, myrtilles). Mais la bouche est très boisée, à point que c’en est presque sec, malgré une touche sucrée. Espérons que cette dureté va se fondre avec le temps, sans que le sucrailleux ne prenne le dessus. Vinifié avec les conseils de Michel Rolland, c’est finalement du gros son pas très subtil. Certes, ça peut plaire… un moment, le temps d’une danse, ou d’un peu plus.

 

lagrezette-1          lagrezette-2

 

C’est l’occasion de s’intéresser un peu plus à ce black wine. De faire un petit flashback sur son histoire aussi tumultueuse que peut l’être celle d’une rock star, disons celle de Roy Black au hasard…  Arrivés avec les Romains, c’est en fait avec les épousailles d’Aliénor d’Aquitaine et du futur roi d’Angleterre, en 1152, que les vins de Cahors commencèrent à devenir des stars internationales, avec beaucoup de fans de l’autre côté de la Manche. Les groupies en route vers le festival de Saint-Jacques de Compostelle lui assuraient également une bonne promotion.

 

Mais si les Beatles  et les Stones  ont bien été anoblis par la reine d’Angleterre, le black wine a lui connu quelques éclipses de la table royale. En effet, le cartel rival des jurats de Bordeaux ne l’entendit pas ainsi et favorisa l’écoulement de sa propre marchandise en rackettant les producteurs du Haut-Pays. Guerre des gangs de cent ans et phylloxéra achevèrent le travail, avant un revival à la fin des années 1940 et une lente, mais désormais inexorable progression dans les charts. Jean-Charles Chapuzet, qui signe Le roman du vin noir juste avant un livre consacré à Hubert-Félix Thiéfaine, vous conte cela de manière aussi vivante, mais avec un peu moins d’approximation historique, dans cet ouvrage de référence à déguster en écoutant ce vieux tube de Johnny.

 

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Cahors – Le roman du vin noir. Jean-Charles Chapuzet. Préface de Michel Dovaz. 140 pages. Editions Féret. 2008. 15 €.


 

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Jeudi 18 novembre 2010 4 18 /11 /Nov /2010 22:26

Robert Giraud : L’argot du bistrot.

 

Pas de meilleur jour que celui du bojol, du beaujolo, du bojolpif, du bojolpince, bref du Beaujolais nouveau ! pour vous parler de la réédition d’un livre grâce auquel aucun clairon ni aucune rouillarde n’auront désormais de secrets pour vous. Avec L’argot du bistrot en poche, vous pourrez faire la tournée des grands ducs et écumer les zincs en vous sentant comme un poisson dans l’eau, sans craindre (quoi que…) de passer pour un cave. Ce qui est certain, c’est que si vous ne faites pas le siroteur, alors ce rectangle ne vous prémunira pas de terminer la soirée rond comme … une balle pour Emile Zola, des boudins chez Maurice Fombeure, une soucoupe avec Marcel Aymé. La collision de chopines n’est pas loin et plutôt qu’avec le papier, c’est avec le pavé que vous risquerez d’avoir des mots.

 

Robert Giraud, Bob pour ses amis, a publié plusieurs livres sur l’argot, non en académicien ou en linguiste, mais en praticien de terrain ! Les bistroquets où le peuple de Paris levait le coude, il les fréquentait assidument, les anses grandes ouvertes. De même que ses nombreux amis écrivains qui puisaient également une part de leur inspiration dans les mêmes lieux. Citons au hasard quelques habiles manieurs de la langue verte que Bob invite en son bistrot : Alphonse Boudard (La cerise, L’hôpital, …), René Fallet (Le Beaujolais nouveau est arrivé, …), Ange Bastiani (Chauffe, Charlie ! Chauffe !  …), Albert Simonin (Du mouron pour les petits oiseaux, …) et tant d’autres nous y offrent leur tournée.

 

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Au zinc, Bob croisait également des photographes, en particulier ceux que l’on appelle parfois les « humanistes », avec Robert Doisneau parmi les chefs de file. Des photographes dont les images illustraient la première édition de L’argot du bistrot. Si elles nous font à présent défaut, l’esprit des lieux a cependant bien été préservé. Cette nouvelle édition offre ainsi une nouvelle jeunesse à de nombreuses expressions, leur seule lecture ressuscite un Paris que l’on croyait englouti à jamais dans le moderniste et l’hygiénisme ambiants. Allez, on peut tranquillement s’en aller relever un factionnaire. A moins que vous ne préfériez carrément vous arrondir au rouge-bord ou vous chauffer le four au chien tout pur ?

 

argotbistrot

 

L’argot du bistrot. Robert Giraud. Préface de Sébastien Lapaque. 272 pages. Editions de la Table Ronde, collection La Petite Vermillon. 2010 (première édition de 1989, préfacée par Roland Topor). 8,50 €.

 

Voir Le Copain de Doisneau, le blog d’Olivier Bailly, tout entier consacré à Robert Giraud, et qui m’a bien inspiré pour écrire cet article.

 


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Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 22:30

Collectif : Vins et santé 2011 – Le guide.

 

La santé est très certainement notre bien le plus précieux. Parce qu’elle touche chacun dans ce qu’il peut avoir de plus personnel, il peut être difficile de l’appréhender de manière détachée. Il n’est dès lors pas toujours aisé de faire la part des choses entre la prévention et l’alarmisme, entre une nécessaire lutte contre les abus et la diabolisation de pratiques pourtant modérées et bénéfiques pour la santé. Or certaines institutions, relayées par de nombreux médias, semblent aujourd’hui largement forcer le trait dès qu’il s’agit d’alcool, prenant presque toujours le vin comme symbole du diable fait boisson. Ce guide Vins & santé 2011 vient donc à point pour remettre quelques pendules à l’heure !

 

Est-il utile de rappeler que le vin ne se réduit pas à une simple dilution hydro-alcoolique ? C’est également un produit culturel, créateur de liens entre l’homme et son environnement, et un vecteur de socialisation. On ne saurait, sans faire d’amalgame grossier, le simplifier à sa seule composante alcool Pas plus qu’on ne saurait ignorer cette dernière, un travers dans lequel ce guide ne tombe absolument pas. La clé réside bien évidemment dans l’éducation. Le bien-manger s’apprend, chercher à équilibrer son alimentation, en quantité et en qualité, est la meilleure arme contre la malbouffe. Alors à quand une éducation au bien-boire, contre le binge drinking et autre TGV (tequila-gin-vodka) ?

 

Produit culturel, le vin est aussi un vecteur de bonne santé quand il est bu en quantité raisonnables. Les études scientifiques les plus récentes confortent et expliquent les mécanismes du French Paradox. Plusieurs chapitres du livre viennent en rendre compte, mettant notamment en évidence le rôle de différents composants du vin sur la santé (notamment des polyphénols et du resvératrol) : diminution des maladies cardio-vasculaires, de certaines maladies neurodégénératives, du stress… Des recherches visent même à optimiser l’extraction des composés phénoliques du vin, en exploitant mieux le potentiel des pellicules et des pépins du raisin, tout en veillant aux aspects œnologiques : santé et hédonisme vont toujours de pair avec le vin.

 

Mais il existe un autre French Paradox, également mis en évidence ici : le monde entier nous envie nos terroirs et le savoir-faire de nos vignerons. Or nos pouvoirs publics et certains de leurs relais médiatiques les piétinent au travers de grossiers amalgames. Grossiers, mais malheureusement efficaces, avec une responsabilité croissante de certains lobbys.

 

La grande majorité des pages du livre fait justement la part belle aux terroirs et aux vignerons. Chaque région est présentée au travers de ses principales caractéristiques ainsi que d’informations oeno-touristiques, avec de nombreuses informations pratiques et des adresses. Enfin, le guide présente une sélection de plus de 300 vignerons, sans notes, classements, coups de cœur et autres médailles, puisqu’ils sont tous issus d’une sélection rigoureuse. Par contre, et de manière tout à fait originale, les fiches nous indiquent les teneurs en polyphénols et en calories des vins. Pas toujours très connus, les vignerons présentés travaillent au minimum en agriculture raisonnée, voire biologique. Car la santé, c’est également celle de l’environnement et des personnes qui travaillent à la vigne, rejoignant ainsi les préoccupations du développement durable. Ce n’est pas le moindre des mérites du guide Vins & santé que de porter un regard global sur cette question. Y compris sur la contribution du vin à la santé économique du pays, au travers de son poids nettement positif dans la balance commerciale.

 

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Vins et santé 2011 – Le guide. Ouvrage collectif parrainé par le Professeur Christian Cabrol. 500 pages. Editions Dubos N’Co. 2011 (16ème édition). 20 €.

 

Voir le site de Vins et Santé.

 

 

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Vendredi 29 octobre 2010 5 29 /10 /Oct /2010 06:00

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Voilà un thème qui ne manque pas de piquant ! Le Bicéphale Buveur , nous propose en effet de plancher sur le vin et le sexe pour cette trentième édition des Vendredis du Vin. Il ne s’agit pas d’évoquer la sensualité ou le charme d’une robe voire d'une étiquette suggestive, comme j’ai pu le faire avec la cuvée érotique de Seppi Landmann. J’aurais également pu revenir sur quelques-uns des livres proposés pour la Saint-Valentin, tels que Le Vin & l’amour, Erotique du vin ou D’Amour et de vins nouveaux. Mais non, nous sommes ici invités à trousser des fillettes, à tâter de la cuisse, à prendre cul-sec quelque quille bien couillue. En bref, à faire du dur avec du liquide, du hard avec du vin !


 

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Le collier de Vénus                                                  Le cheval renversé

 

Alors, laissons notre pudibonderie à la cave pour en remonter ce provoquant Gama-Sutra d’Olivier Lemasson. Le bouchon n’offre qu’une résistance de forme et se laisse aisément pénétrer par la queue de cochon. Le râle qu’il émet en se retirant dévoile à peine tout le plaisir qu’il a eu à se laisser ainsi voluptueusement glisser hors de son fourreau. Est-ce ensuite notre vue qui se trouble quand le liquide se déverse ? Ou est-ce la robe qui joue à se voiler pour mieux se laisser déshabiller du regard et plus tard des lèvres ?

 

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La cravate de notaire                                                     Le chat

 

Qu’importe. Car déjà des appendices nasaux en érection viennent renifler des effluves animaux, et fruités mêlés. Avant de laisser de gourmandes bouches aspirer, mâcher, suçoter et, pour les plus hardies d’entre elles, avaler ce jus tendre et délicatement acide où se côtoient les cerises, les groseilles, voire les amandes. De doux sourires, des regards complices accompagnent enfin les corps apaisés quand viennent se reposer les verres. Je n’ose imaginer l’effet si j’avais également invité une Cheville de fer à ces ébats (1).

 

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Le charmeur de serpents                                                  L'union suspendue

 

 

1 : « Cheville de fer » est le nom d’une autre cuvée d’Olivier Lemasson.

 

 

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