Vendredi 21 décembre 2007
En attendant de mieux maitriser les fonctionnalités d’Over-blog, j’ai choisi un design standard qui se
décline en quatre saisons. Voici donc l’Œnothèque en habits d’hiver. Magnifique saison pour l’amateur de vin, puisqu’elle s’ouvre par les fêtes de fin d’année, où les meilleurs plats appellent les
meilleurs vins. Voici donc l’heure de sortir de sa cave les champagnes millésimés, les grands crus de Bourgogne et les meilleurs Bordeaux. Parmi ces derniers, le Sauternes accompagne souvent sa
majesté le foie gras. Je lui préfère néanmoins un Alsace pinot gris VT (vendanges tardives) ou mieux, SGN (sélection de grains nobles). Leur richesse aromatique dénuée de toute lourdeur, grâce
souvent à une structure acide qui « tient » un sucre résiduel parfois important, leur grande complexité et leur belle longueur en font le compagnon idéal d’un foie gras. Je piocherais par
exemple chez Hugel & Fils, Pierre Frick ou Bernard Weber.
Amours transvasant le vin. Pompéi, maison de Vattii.
Mais l’hiver c’est aussi le froid, la neige, les plaisirs des sports d’hiver en tout genre. Le vin
chaud, boisson réconfortante par excellence, mérite un peu d’attention et de soin à sa préparation. Délaissez les produits industriels qui vous sont vendus sur les marchés de Noël et préférez une
recette maison. Prenez un Bordeaux ou un vin de pays fruité mais pas fluet (une Petite récolte de chez Nicolas fera parfaitement l’affaire), ajoutez-y une orange coupée en rondelles, un
zeste de citron, de la badiane, des clous de girofles, des bâtonnets de cannelle, du sucre de canne et lissez mijoter sans faire bouillir. Quelles proportions ? Quel temps de cuisson ?
A vous de goutter et de trouver l’équilibre qui vous convient le mieux, le vin chaud est une boisson familiale et chaque famille a ses préférences.
Raclettes, tartiflettes et autres fondues savoyardes sont également à l’honneur, inévitablement arrosées
de vins de Savoie. A l’altesse ou à la roussette, je préfère la mondeuse pour accompagner ces plats. Ses arômes d’épices (poivre) et de fruits noirs (cerises, pruneaux) et sa belle charpente
s’harmonisent parfaitement avec tous les plats à base de fromage, de charcuteries et de pommes de terre. Mes préférées sont les mondeuses de la maison Dupasquier ou encore de Jean-Yves Péron du
domaine de Champ Levat. N’oublions pas la Chandeleur avec ses traditionnelles crêpes. Celles-ci appellent plutôt un cidre fermier, voire une bière du Nord, qu’un vin. Sauf pour les crêpes au
saumon fumé, avec lesquelles j’ouvre volontiers un sauvignon de Touraine des frères Puzelat (clos du Tue-Bœuf) ou de Junko Arai (domaine du Bois Lucas).
Excellent hiver et excellentes fêtes à tous !
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