Pierrick Bourgault : D’amour et de vins nouveaux.
« Se lit d’une main. De l’autre un verre de vin » nous avertit son éditrice, afin que nous nous aventurions dans l'univers très personnel de Pierrick Bourgault dans les meilleures conditions.
Comme autant de récits de voyages, il nous offre-là un recueil de seize nouvelles à l’érotisme délicieusement canaille. Le vin n’y joue pas les premiers rôles, mais peut-on lui en vouloir ?
Stimulant ici les sens, faisant patienter là l’amoureux attendant sa belle, formant parfois un simple élément du décor, où s’absentant momentanément pour mieux revenir au chapitre suivant, il
sait adapter sa présence et se montrer discret devant l’étreinte des amants.
Seize nouvelles et autant de tranches de vies, légères et joyeuses, ou davantage marquées par les accidents, mais toujours dynamiques et tendues vers la recherche de l’autre, vers l’union qui
leur donnera ou leur rendra sens. Les corps se cherchent, s’apprivoisent, s’unissent, se séparent parfois, mais toujours les âmes savent que leur étreinte n’est pas veine. A la manière d’une
gorgée de vin, elle leur aura donné, ne serait-ce que l’espace d’un instant, un aperçu de la promesse des Dieux. D’amour et de vins nouveaux est certes plus un livre de plaisir immédiat
que de grande garde : il gagne à être dégusté sur le fruit, défendu bien sûr.