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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 23:10
La publication des articles va s’interrompre pendant quelques semaines. Et oui, je prends des vacances...  Et elles seront assez itinérantes cette année : Lot, Bretagne, Moselle et Alsace seront au programme.  Avec bien entendu des pérégrinations dans les vignes (sauf en Bretagne).

Je vous souhaite également d’excellentes vacances. Que vous en profitiez pour visiter également quelques vignobles, ou non.  Le
tourisme œnologique est à la mode, et c’est tant mieux, puisque cela permet de valoriser notre patrimoine culturel.  Peut-être arpenterez-vous la route du vin d’Alsace, ou visiterez-vous la Moselle voisine. A moins que vous ne préfériez la Bourgogne, la Loire ou encore le Bordelais. De passage à Paris ? faites des découvertes chez ses nombeux cavistes. Et pour les indécis, vous pourrez toujours suivre Kermit Lynch dans son tour de France (garanti sans EPO).


La Fête du Vin (1933)
Léon-Charles Canniccioni, peintre corse (1879-1957)


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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 13:14

Janine Niepce & Bernard Clavel : Les vendanges.

 

L’époque n’est pas lointaine où l’ensemble des travaux de la vigne se faisaient à la main, avec tout au plus l’aide d’un cheval pour les labours. La mécanisation a considérablement facilité la tâche. Et même si aujourd’hui de nombreux vignerons se tournent à nouveau vers des méthodes plus traditionnelles, de la taille au pressoir, leurs travaux sont malgré tout bien plus aisés que ceux de leurs ainés. Janine Niepce au Leica et Bernard Clavel à la plume ont cosigné un livre leur rendant un juste hommage. Sans fausse nostalgie, mais tel un témoignage précieux, tant le monde qu’ils nous décrivent a changé en l’espace d’une poignée de décennies.

 

Bernard Clavel a toujours su dépeindre avec talent et empathie la vie des gens modestes. Il s’est ici souvenu de son adolescence, où la guerre l’avait conduit à travailler chez des vignerons du Revermont. Epoque, climat et travaux bien rudes, mais adoucis par le cœur de ses compagnons. Car si le jeune homme a pu souffrir de la dureté du labeur, il a aussi su s’émerveiller des richesses que fournit la vigne à celui qui sait la comprendre. Et il fait ainsi revivre entre ses lignes toute l’atmosphère des joies et des craintes qui formaient alors le quotidien des gens de la vigne.

 

La très riche iconographie en noir et blanc est signée Janine Niepce, photographe humaniste qui nous a malheureusement quittés l’année dernière. Elle officiait depuis plus de cinquante ans à l’agence Rapho, en compagnie notamment d’Edouard Boubat, Robert Doisneau, Willy Ronis, ou encore Sabine Weiss (qui expose actuellement aux Rencontres de Photographie d'Arles). Janine Niepce était non seulement issue d’une famille où l’on a inventé la photographie, mais aussi d’une lignée de quatre siècles de vignerons. C’est donc avec une compréhension quasi-instinctive de leurs gestes et de leurs attitudes qu’elle a fixé ces hommes et ces femmes de la terre. Lors de leurs travaux dont la pénibilité ne suffit pas à étouffer leur joie de vivre, et bien entendu lors de leurs fêtes. De ces images, pourtant prises sur plusieurs décennies, entre les années 40 et les années 80, se dégage ainsi une grande unité. C’est aussi cela, la marque d’un grand photographe.

 

 

Les vendanges. Janine Niepce & Bernard Clavel. 96 pages. Editions Hoëbeke. 2000.

 

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 20:23

16ème rencontre des Vendredis Du Vin dont le thème semble a priori étranger aux œnophiles : les vins de table. Comme un train peut en cacher un autre, derrière les vins de tables on peut découvrir d’autres vins de table. Bas de gamme absolu, parfois résultat d’un mélange de vins issus de plusieurs régions ou de plusieurs pays, vendu tantôt en bouteille étoilée, en cubi, en double-litre plastique voire en brique, le vin de table est effectivement ce tord-boyaux à 12 degrés dont la vue dans un linéaire de supermarché déclenche un irrépressible rictus de dégoût.

 

Mais il n’est pas que cela, puisque cette catégorie accueille également bon nombre de cuvées qui ne trouvent pas leur place dans les AOC ou les vins de pays. Sans entrer ici dans les détails, on peut noter que cela se produit essentiellement dans deux cas de figure. Soit les cépages et/ou les procédés de vinification sont innovants par rapport aux standards de l’appellation, et le vigneron choisit de « passer » son vin en VDT pour les marges de liberté que cela lui donne. Soit au contraire, ils sont tellement traditionnels qu’ils datent d’avant la codification de l’appellation. Le vigneron subit alors, plus qu’il n’en tire partie, le « déclassement » dont son vin peut être frappé par une commission d’agrément, à l’image par exemple de la récente mésaventure de Marcel Richaud.

 

 

Pub datant de mai 68 pour le vin Famor,

sans doutes plus fameux par le 1er prix

dont est doté son jeu que par sa qualité ...

 

Ces vins sont donc plutôt des produits pour amateurs initiés, et on ne les trouve guère dans d’autres circuits que chez de bons cavistes. D’une part, leur prix est sans commune mesure avec ceux d’un VDT « classique », même s’il existe de belles bouteilles dès 5 euros. Et d’autre part, comme il s’agit de vins souvent atypiques, ils peuvent ne pas plaire spontanément, ce qui n’est par contre pas le cas de ce VDT du Château de Suronde, qui a toujours su séduire mes convives.

 

 

Dense, légèrement trouble, la robe flirte avec l’or et l’ambre, matières nobles. Les fruits caramélisés dominent le nez : pomme tatin et poire essentiellement, avec une pointe de réglisse. La bouche est à l’avenant, avec de la matière, de la structure, du gras, et une belle longueur. Francis Poirel, ancien marin, réputé pour son quart-de-chaume, cultive une petite vigne de sauvignon dont est issu de VDT non millésimé. Pour l’anecdote, mon caviste me l’a vendu (18,45 €) pour du 1999 et le bouchon arborait fièrement le chiffre 2000 sur ses faces. Qu’à cela ne tienne, je l’ai accompagné d’un trio de pannequets fromages-fruits (camembert & pommes, roquefort & poires, chèvre frais & figues) sur une petite salade d’herbes. Une belle harmonie de saveurs autour d’un vin dont j’ai entendu dire que Francis Poirel arrêterait, hélas, la production.

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21 juillet 2008 1 21 /07 /juillet /2008 20:47

Jean-Robert Pitte : Le vin et le divin.

 

L’histoire et la géographie des boissons fermentées sont intimement liées à celles des civilisations. Fort de ce constat, Jean-Robert Pitte, auteur notamment d’une enquête sur les passions rivales qui animent Bordelais et Bourguignons, explore ce lien sous l’angle des grandes religions. Qu’il s’agisse de vin, mais aussi de bière, de saké, de pulque, voire de vin de palme, elles sont rares à ne pas les intégrer dans leurs rites, au tout du-moins d’en codifier la consommation.

 

Il faut ici se souvenir que les mécanismes de la fermentation (qu’il s’agisse de la pâte à pain qui gonfle ou du jus de raison qui devient vin) n’étaient pas expliqués avant les observations de Pasteur. Ils étaient donc le plus souvent attribués à une action divine. Ajoutons à cela la faculté qu’offrent les boissons alcoolisées à justement faire perdre quelques facultés à l’homme, perte interprétée comme une ouverture favorisant un meilleur accès au divin, à l’instar du rêve ou de la transe. Et l’on comprendra aisément que ces boissons n’aient jamais été totalement externes aux faits religieux.

 

En dix textes parus initialement sous forme de feuilleton estival dans l’hebdomadaire protestant La Vie, Jean-Robert Pitte fait un tour d’horizon très complet des liens entre les religions et ces boissons pas tout à fait anodines. Que le vin soit au cœur de la socialisation comme dans la Grèce antique, où qu’il fasse l’objet du premier miracle du Christ aux noces de Cana ; que l’ivresse soit honnie comme celle de Noé, ou qu’elle doive être totale comme lors de certaines funérailles africaines ; que l’alcool soit proscrit comme dans l’islam, ou accompagne chaque fête religieuse comme au Japon ... Ce rapport offre, en tous temps et en tous lieux, une intéressante clé de compréhension des religions comme des civilisations où celles-ci sont apparues.

 

 

Le vin et le divin. Jean-Robert Pitte. 140 pages. Editions Fayard. 2004. 15 €.

 

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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 23:31

Miss Tic : Parisienne.

Christophe Genin : Miss Tic, femme de l'être.
 

Elles vous interpellent dans la rue, avec une ironie tendre qui peut parfois prêter à rire mais vous donnent toujours à penser. Elles ? Ce sont ces femmes capitales, parisiennes tout en aplats de noir et de blanc que l’on croise parfois dans les quartiers populaires. Elles, ce sont ces mirages que l’on croirait sortis des magasines et qui, tout à coup au passage d’un mur un peu lépreux ou d’une porte cochère un peu sombre, se mettent à douter sur le sens de leur existence.

 

 

Elles sont filles de Miss Tic, ont largement atteint leur majorité (l’artiste a démarré ses travaux au pochoir sur les murs au milieu des années 80) et sont même parties en campagne électorale (série « Miss Tic présidente »). Elles sont désormais célèbres et travaillent comme mannequin pour Longchamp, Louis Vuitton ou Lamarthe, font de la publicité pour Ucar et Oberthur, posent même pour l’affiche du dernier film de Claude Chabrol : « La fille coupée en deux ».

 

                  

 

Et si elles voyagent beaucoup (V & A Museum de Londres, biennale de Venise, …), elles ne rechigneront pas à s’installer à demeure dans votre salon, même si leur regard langoureux pourrait vous donner envie de les inviter dans une autre pièce … puisque plusieurs livres leurs sont consacrés. Le titre du dernier en date leur rend hommage : « Parisienne » nous rappelle qu’il n’y a guère que Paris pour concentrer autant de femmes sexys et spirituelles. Spirituelles au point d’interpeller un philosophe qui a décidé de leur consacrer un essai, ainsi qu’à leur créatrice. « Miss Tic, femme de l’être » paraitra en octobre prochain et permettra de mieux appréhender ces femmes qui se promènent immobiles dans les rues parisiennes.

 

 

Parisienne. Miss Tic. 96 pages. Editions Alternatives. 2006. 23 €.

 

Miss Tic, femme de l’être. Christophe Genin. Les Impressions Nouvelles. 192 pages. 2008. 25 €.

 

Miss Tic expose des œuvres peintes sur des plaques de cuivre, jusqu’au 24 juillet, à la galerie Fanny Guillon-Laffaille, 4 avenue de Messine, Paris.

 

Voir son site officiel.

 

 

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 23:01

Collectif : L’ange, démons et merveilles du vin.

 

 


 

 Groupe de recherche pluridisciplinaire sur les évolutions de la société contemporaine, les « Périphériques vous parlent » réalisent de nombreuses publications et animent régulièrement des conférences et débats qui peuvent toucher un large public. En marge, en périphérie, du conformisme médiatique actuel, se constitue ainsi un savoir vivant, évoluant en réseau autour de rencontres, d’échanges, de confrontations d’idées. Objet de discours avant d’être un produit de consommation, il n’est guère étonnant que le vin ait été choisi comme thème central du premier journal des PVP.

 

 

Nourrie par la fréquentation de Deleuze, Debord, Marx ou encore Baudrillard, la réflexion conduite par les PVP autour du vin aborde les questions soulevées par l’emprise croissante de l’économie de marché au niveau planétaire (on utilisait encore peu le terme de mondialisation) et le rôle du marketing comme façonneur des esprits et du goût. Dans ce contexte de nivellement, quelles sont les possibilités réelles des individus pour conquérir, ou pour reconquérir des espaces de liberté en tant qu’espaces de choix réellement personnels ? Bien qu’écrit voici près de 10 ans, ce petit ouvrage n’a donc rien perdu de son actualité (voir le récent entretien de Jacques Attali sur le sujet).

 

Articulé en deux grandes parties, il se compose d’abord d’un entretien autour de quelques bouteilles de vins naturels au regretté Ange-Vin de Jean-Pierre Robinot, à la manière d’une émission de radio. L’on y entend que le goût et les problématiques de conservation des vins naturels faisaient déjà débat voici une décennie, et que les producteurs intègres bataillaient autant avec les institutions qu’aujourd’hui. Plusieurs textes viennent approfondir cet échange dans la seconde partie de l’ouvrage, notamment sur le rôle croissant que prend le marketing au détriment du contenu. En effet, il déconnecte de plus en plus l’image du produit lui-même, à seule fin de justifier un prix, une valeur économique sans rapport avec la valeur d’usage qui devrait être, pour le vin, celle du plaisir que procure sa dégustation et son partage.

 

 

Des dégustations et du partage, justement, les PVP nous en proposent. Un cycle de rencontres-débats autour du thème de la créativité comme enjeu de transformation sociale s’accompagne de rencontres-débats-dégustations avec des viticulteurs. Sans surprise, on y trouvera des producteurs de vins naturels engagées pour le respect des plantes, des sols et finalement des consommateurs. Jean-Pierre Robinot, qui est passé du bar à vin à la vigne, est toujours un habitué des lieux. 

 

 

L’ange, démons et merveilles du vin. Ouvrage collectif avec Yovan Gilles, Jean-Pierre Robinot, Marc’O, Jean-Paul Rocher, Robert Manivel, Alain Braik.
130 pages. Jean-Paul Rocher Editeur. 1999. 9,91 €.

 

 

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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 22:06

 

L’œnotourisme est à la mode, et c’est tant mieux ! Mais derrière ce néologisme se cachent des pratiques fort diverses qui ont bien évolué depuis l’ouverture de la première route des vins en Alsace dans les années 50. Il ne s’agit plus simplement de flécher un itinéraire le long duquel il n’est pas trop malaisé de trouver un viticulteur accueillant des clients, avec un musée du vin et des traditions populaires en point d’orgue.

 

 

     

L’IGN édite une série de cartes pour les 9 plus importantes régions
de production françaises (au 1 : 125.000ème), ainsi qu’une carte
générale des vignobles de France (au 1 : 1.000.000ème), entre 5 et 6 €.

 

L’œnotouriste du XXIème siècle veut gouter bien sûr, mais aussi apprendre à gouter (cours d’œnologie, voire d’analyse sensorielle), connaitre les travaux de la vigne et du chai de l’intérieur (initiation à la taille, démonstrations, visite des chais, de chaines d’embouteillage), se divertir (concerts, spectacles dans les vignes ou au château), découvrir la région (visites guidées du patrimoine, sentiers viticoles, survols en montgolfière), bien manger (restaurants gastronomiques) et éliminer de manière sympathique ce qu’il mangé de trop (balnéothérapie, œnothérapie), avec une offre hôtelière pour tous les goûts et toutes les bourses (ou presque).

 

Cet œnotouriste représente-t-il une chance pour les viticulteurs français ? Certainement, à condition que la qualité de l’accueil et la richesse de l’offre égalent celle des vins. Car l’appétence du public est bien là : les vignobles reçoivent 7,5 millions de visiteurs par an, d’après l’IGN. Voilà un potentiel que les viticulteurs ne doivent pas ignorer, même s’il leur faut parfois ajouter la corde du G.O. à leur arc...

 

 

La Revue des Vins de France propose chaque mois une ballade à la découverte d’un vignoble. Elle a eu la bonne idée d’en rassembler une cinquantaine dans ce hors-série du mois de juin. S’il arrive peut-être un peu tard pour guider le choix de la destination de vos vacances estivales, il orientera peut-être vos futurs aèretété’s (tant qu’il en reste) et week-ends. Les vignerons ne sont par contre pas très nombreux dans les 500 adresses proposées, et souvent centrés sur quelques grands noms. Un guide s’impose donc en complément de ce numéro si l’on ne connait pas bien la région en question.

 

 

Plus axé sur les bons plans que la RVF, et formant par là un compagnon intéressant pour ceux qui cherchent à maitriser le budget de leurs escapades œnologiques, le Petit Futé édite annuellement plusieurs guides sur des régions viticoles. Cet opus consacré aux routes du vin ne déroge pas à la règle : mise en page pratique et sélection soignée des adresses, avec un don particuliers pour dénicher partout les meilleurs rapports qualité / prix. A noter également le très intéressant Petit Futé « 1001 Vins à moins de 8 € » avec des cuvées de base d’excellents vignerons et des domaines ou des appellations parfois modestes, mais méritant souvent le détour.

 

Cent plus belles routes des vins. 744 pages. Petit Futé. 2007. 18 €.

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 09:34


Depuis plus de 6 décennies, la ville de Colmar, barycentre du vignoble alsacien, accueille chaque été un rendez-vous incontournable pour les amateurs de vin et de musique. Plusieurs centaines de vignerons, grandes et petites maisons, y présentent leur production. Une intéressante section consacrée aux équipements pour les professionnels vaut également le détour. De nombreux autres exposants, locaux ou exotiques, dans des domaines sans aucun rapport avec le vin (ameublement, artisanat, loisirs, ...) donnent à l'ensemble un air de foire de Paris. Côté programmation musicale on y trouvera entre autres I Am, Stephan Eicher, Bernard Lavilliers, Neil Young, et ... Kansas of Elsass, à l'humour désopilant pour dialectophones avertis.



Cette  foire est une "grosse machine" bien huilée où les amateurs de vins naturels ne seront pas les mieux servis. Ceux-ci se seront plutôt rendus à la Foire Eco-Bio, organisée chaque année pendant le week-end de l'Ascension, d'abord à Rouffach et, succès croissant aidant, à Colmar depuis l'année dernière. Plus intimiste, plus conviviale, mais aussi moins consensuelle, cette foire n'a rien perdu de son âme en déménageant vers un espace d'expo plus grand, permettant de mieux accueillir ses quelques 30.000 visiteurs.

On y trouve la plupart de viticulteurs bio d'Alsace, ainsi que quelques producteurs d'autres régions et pays. Le bio ne se limite bien entendu pas au vin : fruits, légumes, viandes, produits d'entretien et de construction, artisanat, ... un ensemble complet d'acteurs au service d'un mieux vivre sont présents. De nombreuses conférences permettent également de s'informer sur des thèmes très variés. Il n'y a plus qu'à noter le rendez-vous dans l'agenda de l'année prochaine.


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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 21:03

Premier road-movie œnologique, Sideways a déclenché outre-Atlantique un véritable engouement pour le pinot-noir, cépage adulé par l’un des protagonistes du film. Mais au-delà de l’anecdote, le film mérite d’être revu pour sa peinture mi-vin-doux mi-vinaigre qu’il dresse des rapports humains.

  

Deux quadras y partent en goguette à travers le vignoble californien, en guise d’enterrement de la vie de garçon de l’un d’eux. Miles, écrivain raté, dépressif depuis son divorce, mais œnophile confirmé, cherche à initier Jack à l’art de la dégustation, alors que ce dernier préfère goutter à quelques ultimes conquêtes féminines avant la fin de sa liberté et de sa jeunesse. Cette trame, dont on devine le potentiel comique, permet au réalisateur d’alterner des scènes désopilantes avec des moments plus graves. La vie intérieure des personnages est ainsi à l’image des décors, où se succèdent les paysages bucoliques des vallées viticoles traversées en Saab 900 décapotable et la chambre un peu glauque d’un motel d’un faubourg.

 

Le « trailer » commenté du film en V.O. *

 

Entre hédonisme et spleen, entre bonheur d’exister et crise de mi-vie, se dessine une voie finalement assez étroite pour nos deux compères à la recherche chacun de son graal. Et le plus fragile des deux n’est pas forcément celui qui fanfaronne le plus. A ce jeu, tout comme pour la dégustation, les femmes  s’en sortent bien mieux. Elles ont choisi plus surement la vie qu’elles veulent mener. Au terme de leur propre processus de fermentation et de maturation, les hommes finiront aussi par agir en homme, le chemin leur aura été plus profitable que le but. En ce sens, Sideways est bien un road-movie.


Sideways. Film américain (eh oui, ce n’est pas en France qu’on trouve des films mettant ainsi le vin à l’honneur) d’Alexander Payne (2005).
Avec Paul Giamatti, Thomas Haden Church, Virginia Madsen, Sandra Oh.


* Note: The trailer to this film was legally downloaded from IGN, and is only being used to represent the feel of the film during the review. It is not to intake profit, or claim that it is my own. A person is allowed to rebroadcast copyrighted materials if they are used for the purposes of criticism or parody, etc. A film review is a form of criticism, and this video critique doesn't violate copyright law.

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29 juin 2008 7 29 /06 /juin /2008 14:09

Du 3 au 6 juillet 2008 se déroulera la 6ème édition des Petites fêtes de Dionysos en Pays d'Arbois et de Revermont.

Avec la thématique « mémoires des sens, sens de la mémoire », ce festival mêlera les plaisirs du sensible (gastronomie, dégustation de vins, convivialité) et les plaisirs de l'esprit (littérature, musique).

 


« Lectures et dégustation, plaisir du texte et plaisir des sens : la formule a fait ses preuves, et les rencontres littéraires des pays d’Arbois et du Revermont la reconduisent, pour la sixième fois. C’est donc au cœur du vignoble jurassien que sont invités écrivains et comédiens, dont les prestations (lectures, tables rondes, discussions) seront aimablement émaillées, trois jours durant, de dégustations de vins, pauses apéritives et autres repas gastronomiques » dixit Télérama.


Du côté de la littérature, on y croisera notamment Yves Ravey, Olivier Rolin, Nicole Caligaris, Olivia Rosenthal, Tanguy Viel et Jean-Paul Goux. 

L’entrée est libre et gratuite à la plupart des manifestations. Programme complet en cliquant sur l'image. Pour plus de renseignements : Centre Régional du Livre de Franche-Comté. Tel : 03.81.82.04.40. crlfc@wanadoo.fr

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