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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 22:31

A dix jours de la prochaine édition des vendredis du vin, consacrée au vin et aux toiles, il est temps de commencer à me préoccuper de mon sujet. Petit coup d’œil à mes dévédés : j’ai déjà parlé de Sideways et de Bottle Choc par ailleurs, et même de la scène de la cuisine des Tontons Flingueurs (le titre l’article me vaut d’ailleurs quelques visites quotidiennes, je ne savais pas Lulu si populaire…). Je croyais m’en sortir en tombant sur Une Grande Année.

 

Hélas, si le synopsis est alléchant, le traitement n’est qu’une succession de clichés, aucun ne nous est épargné. L’histoire se base en effet sur le roman Un Bon Cru de l'écrivain anglais Peter Mayle (éditions NIL, 2005), roman que je n’ai pas lu, et n’ai donc pas d’avis sur la fidélité du scénario. dans le film, Max, as de la finance, vit à Londres, ville présentée comme grise, pluvieuse, où les rapports humains sont instrumentalisés, où l’argent rapide est dieu et les traders ses prêtres zélés. « Greed is good » semble être son crédo.

 

Le décès de son oncle dont il est l’unique héritier va contraindre Max à se rendre à son corps défendant dans une Provence toute en opposition à Londres : éternellement ensoleillée, où les rapports humains sont directs et chaleureux, où la valeur d’un homme ne se mesure pas à l’épaisseur de son portefeuille… Tout ce qu’il exècre, ou qu’il a oublié, puisque c’est dans la villa de son oncle qu’il a passé les plus beaux moments de son enfance.

 unboncru.jpg

 

La villa est sur un domaine viticole qui produit un infâme jaja, mais qui pourrait aussi être le berceau d’un vin mythique : « le coin perdu ». Max n’en a cure et ne pense qu’à expédier très vite les formalités d’usage pour retourner à sa vraie vie. On s’en doute très vite, Max ne revendra pas l’héritage mais va trouver, après quelques péripéties, sa voie en Provence autant que son âme sœur, et s’installera dans un domaine qui aura retrouvé son lustre d’antant.

 

Certes, je suis un peu dur, ma critique doit être à la hauteur de la promesse non tenue. Le talent des acteurs (ah, le charmant Russel Crowe en spéculateur sans aucun scrupule, ah, la sémillante Marion Cotillard dans le rôle de la provençale libre et fière, nommée… Fanny) ne sauve pas une évidente paresse d’un réalisateur qui nous avait pourtant habitués à mieux. Le film s’annonce comme un grand cru… mais celui qui en attend le plaisir simple et immédiat d’un aimable vin de pays va passer un bon moment.

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Une grande année. Film américain de Ridley Scott. Avec Russel Crowe, Marion Cotillard, Didier Bordon… (2006).

 

 

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 23:06

Jeune vigneron bourguignon, Guillaume Bodin a très vite choisi la voie qu’il souhaitait explorer : celle de la biodynamie. Une voie peu évidente, ce mode de culture de la vigne commençant tout juste à être abordé dans les lycées viticoles. Le vigneron qui s’intéresse à la biodynamie doit donc chercher lui-même les modèles théoriques et pratiques, le plus souvent au contact de pairs ou de quelques rares experts du sujet. Guillaume Bodin a souhaité les mettre en valeur et mettre en valeur le fruit de leur travail dans ce film.

 

En suivant le travail des frères Bret, qui constituent ainsi un "fil rouge", le film déroule les quatre saisons du vin. Les autres vignerons et experts, interviennent davantage pour illustrer une étape du process (y compris la vinification et jusqu'à la vente finale au consommateur) ou donner un éclairage sur des points précis. Guillaume Bodin n'est pas cinéaste de métier et son film a été fait avec des moyens limités, certaines images ont d’ailleurs été tournées pendant ses heures de travail chez les frères Bret. Ceci explique une place plus importante de ces derniers, mais aussi l’intimité de leur témoignage.

 

 

Tous les aspects de la biodynamie ne sont pas traités, l’objectif de Guillaume Bodin n’étant pas de faire un reportage approfondi sur ce sujet. Il donne cependant, au travers des témoignages de vignerons et d’experts un éclairage déjà très complet sur la question. Les principaux préceptes de Rudolf Steiner, qui théorisa la biodynamie dans les années 1920, sont expliqués, ainsi que les bénéfices attendus, tant pour l’environnement que pour le vin lui-même.

 

Ceci-dit, le film ne tombe pas dans le travers d’une défense à tout crin de tous les vins issus de raisins cultivés en biodynamie (le vin « bio » n’existe pas, seul la culture de la vigne peut aujourd’hui être certifiée). C’est la production de vins de qualité, reflétant les caractéristiques de leur terroir, qui est visée, et non la mise en œuvre de préceptes suivis avec dogmatisme. Chaque vigneron cherche une voie qui lui corresponde, à partir de son expérimentation et selon sa propre sensibilité. La culture en mode biodynamique n’est ainsi pas une fin en soi. Je ne terminerai pas sans préciser que le film comporte des images magnifiques et des témoignages parfois émouvants de gens qui vivent leur métier avec une passion non feinte.

 

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La Clef des terroirs. Film de Guillaume Bodin (2011). Avec Jean-Guillaume et Jean-Philippe Bret, Thierry Germain, Olivier Jullien, Thibault Liger Belair, Sylvain Loichet, Dominique Massenot, Pierre Masson, Frédéric Servais, Aubert de Villaine… et beaucoup d’autres.

 

Voir le site du film : laclefdesterroirs.com.

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 17:09

Thierry Tahon & Valérie Dupuy : Les mots pour goûter aux plaisirs de la table et du vin.

 

Philosophe du quotidien… Ne voyez rien de péjoratif dans cette expression, bien au contraire. Porter un regard philosophique sur le rugby, la cuisine, les voyages, les bébés… ou encore le vin et ses amateurs, comme le fait notamment Thierry Tahon, ne peut qu’en enrichir notre manière de les appréhender. Certes, comme il nous le rappelle ici, le vin et de la cuisine en eux-mêmes ne rendent pas plus heureux. Mais la recherche des plaisirs des sens, quand elle se libère de la tyrannie des besoins, permet de sublimer les actes de boire et de manger. De leur fonction originelle de simple nourriture, ils deviennent conquête culturelle de l’humanité : « La nature exige, la culture transpose » (Michel Onfray). Au travers d’une sélection de quelques 80 citations, aphorismes ou extraits choisis de nombreux textes (philosophiques, mais aussi sacrés, littéraires, populaires), ce petit opuscule montre comment les plaisir de la table sont vecteurs de fraternité et d’amitié, d’élévation de l’âme autant que de l’esprit. Des extraits qui proposent autant de fils de réflexion que chacun peut ensuite tirer à sa guise.

 

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Les mots pour goûter aux plaisirs de la table et du vin. Thierry Tahon & Valérie Dupuy. 96 pages. Editions Milan, collection Carré Philo. 2008. 4,95 €.

 

 

 

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25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 21:40

Dr Michel de Lorgeril & Patricia Salen : Alcool, vin et santé.

 

Alors que les attaques des hygiénistes contre l’alcool en général, et le vin en particulier, ne semblent guère se calmer… Alors qu’il est parfois difficile de trouver sur ces sujets une information concise sans être simpliste, objective sans être scientifiquement aride, intéressante sans être intéressée… Alors que la grisaille d’un hiver encore bien installé pour quelques temps met nos systèmes immunitaires à rude épreuve… Ce petit livre n’apporte pas de rayons de soleil dans ce monde assombri par les assauts de certains lobbys autant que par les affres de la météo, mais un ensemble complet, intelligible et étayé de données factuelles sur le sujet. Ecrit par un binôme composé d’un cardiologue, nutritionniste, chercheur au CNRS, et d’une diététicienne, il fait le point sur les connaissances actuelles. S'il date de 2007, les découvertes les plus récentes ne font en fait que renforcer les résultats des recherches sur lesquels les auteurs s’appuient.

 

Comment l’alcool agit-il dans le corps ? Quels sont l’ensemble de ses effets sur le cœur ? Quel est son rôle dans l’apparition, mais aussi la protection de certains cancers ? Quels sont les secrets de la diète méditerranéenne, dans laquelle le vin figure en bonne place ? Effet des polyphénols sur le système cardiovasculaire, méfaits de l’éthanol au travers de la voie du cytochrone… : sans éluder les questions ou données potentiellement dérangeantes, les auteurs ont l’intelligence de distinguer le vin des autres alcools. Leurs effets positifs tout comme leurs dangers, y compris d’une consommation modérée dans bon nombre de circonstances, sont abordés avec clarté et rigueur. Le problème de l’alcool au volant est bien entendu également traité, c’est heureux, puisque ce livre est beaucoup vendu dans les stations service !

 

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Alcool, vin et santé. Dr Michel de Lorgeril & Patricia Salen. 104 pages. Editions Alpen. 2007. 9,50 €.

 

Quelques autres lectures sur le sujet : le Guide vin & santé, le blog Pour l’honneur du vin, le site Vin et société.

 

 

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 00:20

Collectif : Voyage aux pays du vin.

 

Voilà un livre de poids : je ne l’ai pas pesé, mais avec ses quelques 1.300 pages et son format ramassé, il peut aisément être qualifié de « pavé ». Une typographie dense, des illustrations parcimonieuses, de nombreuses notes de base de page, des annexes fournies… il n’y a aucun doute, la forme montre que l’on a affaire à un livre rédigé pour l’essentiel par des universitaires. Il s’agit pour une grande part de l’équipe de recherche du Lapril (Littératures, arts, pluridisciplinarité, représentations, imaginaire, langages) et du Cervin (Centre d'études et de recherches sur le vin) de l’université de Bordeaux III. Mais passons plutôt au fond, car celui-ci ne manque pas, le ramage se montre en effet à la hauteur du plumage.

 

L’ouvrage est organisé de manière chronologique, articulé en cinq très grandes périodes, des origines aux premiers pas et perspectives du XXIème siècle. Il s’appuie sur l’étude d’un corpus très complet de textes  mythologiques, religieux, philosophiques, littéraires, techniques… L’ensemble nous permet d’explorer les pays, au sens de territoires réels ou symboliques, dans lesquels l’homme et le vin ont évolué et continuent d’évoluer conjointement.

 

Cette logique chronologique se croise avec une logique thématique, et non géographique, ce qui en fait un ouvrage très différent, par exemple d’un livre comme Une histoire mondiale du vin. A contrario des thèmes fréquemment traités ailleurs (telles que le commerce du vin ou les évolutions techniques), ce sont ici les traditions religieuses ou les courants de pensée importants qui sont à leurs points de départ. Car le regard porté sur le vin, son statut et les représentations qui lui sont liées en sont étroitement dépendantes.

 

 

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Deux sections forment chaque grande période : L’histoire et les lieux en rappelle le contexte historique et donne des repères géographiques. Tandis que Le vin et les lettres, la plus importante, permet l’exploration de sujets emblématiques, en compagnie tantôt des textes classiques incontournables, tantôt de véritables inédits. De la fonction du vin dans les grandes religions monothéistes à Fernando Pessoa s’inspirant d’Omar Khayyam, des recommandations de Plutarque aux injonctions de Baudelaire, goûts et plaisirs, vertus et civilités, vin quotidien et vin maudit… peu de livres nous ouvrent les portes d’un aussi riche voyage.

 

L’interdisciplinarité des auteurs crée une véritable richesse, les très nombreux textes qui composent le livre se répondent et se complètent, sans jamais être redondants. Saluons au passage le travail de coordination qui dû être nécessaire pour architecturer un ensemble aussi cohérent.

 

 

bonvin

Bon vin (image d'Epinal, 1842, reproduite dans le chapitre "la fête")

 

 

Voyage aux pays du vin. Ouvrage collectif sous la direction de Françoise Argod-Dutard, Pascal Charvet et Sandrine Lavaud. 1.300 pages.Editions Robert Laffont, collection « Bouquins » (textes inédits). 2007. 30 €.

 

 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 22:48

Marc Grodwohl & Frantisek Zvardon : La route des vins d’Alsace.

 

Que de souvenirs attachés pour moi à la route des vins d’Alsace, dont nous empruntions souvent une portion, quelque part entre Marlenheim et Thann, avec mes parents. Venant d’un coin non viticole de la région, je regardais avec toujours le même enchantement d’enfant les maisons aux multiples couleurs, les fontaines fleuries en cascades de géraniums, et surtout les enseignes richement décorées et les énormes bouteilles factices qui signalaient alors fréquemment les lieux où se vendait du vin. Si la publicité est aujourd’hui moins kitsch, et sans doute aussi moins fascinante pour les plus petits, les rues et les maisons respirent toujours une joyeuse opulence. Mais les vrais changements sont, un peu comme la vérité, ailleurs...

 

Frantizek Zvardon avait déjà réalisé un très bel ouvrage sur cette route des vins, un de ses sujets de prédilection. Sorti voici presque 8 ans, Panoramas d'Alsace ... sur la route des vins était essentiellement un livre de photographies, contenant malheureusement trop peu de textes. Le présent ouvrage est radicalement différent, puisqu’il se double d’un véritable essai sur le paysage du vignoble. Marc Grodwohl note que celui-ci est « un jardin philosophique mis gratuitement à notre disposition ». Un jardin qu’il a largement parcouru, sur place et dans les récits des historiens, pour construire une réflexion articulée en treize récits. Ces récits, qui partent le plus souvent de l’observation d’un site bien spécifique, forment autant de points de départ pour dérouler une approche que je qualifierais de « structuraliste » du paysage. Car l’ethnologue qu’est Marc Grodwohl s’attache à découvrir les structures sociologiques qui ont, au travers du temps, forgé l’espace immédiatement visible, mais lisible uniquement à ceux qui savent regarder par-delà de la surface.

 

Sa réflexion aborde bien entendu les enjeux environnementaux, mettant par exemple en lumière les deux courants opposés qui façonnent les évolutions du paysage viticole. La rationalisation, d’un côté, avec des remembrements conduisant à supprimer de petites parcelles et à simplifier le paysage, avec également des pratiques de plus forte régulation de la nature, à l’aune d’un « ordre géométrique ». Et une conception plus « naturaliste » qui, selon les termes de Jean-Pierre Frick, refuse « la transposition dans le paysage de la dictature des canons de la beauté, comme les humains des photos des magazines ». De cette dualité nait une plus grande diversité dans le vignoble, où s’explorent aujourd’hui de nombreuses voies. Sans démagogie ni idéologie, l’auteur ne cherche pas à prendre partie, mais interroge les penseurs et les praticiens, des historiens et des viticulteurs, des philosophes et son complice photographe, pour nous éclairer sur cette route des vins tant de fois parcourue, mais rarement explorée.

 

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La route des vins d’Alsace. Marc Grodwohl & Frantizek Zvardon. 264 pages. Editions du Signe. 2010. 45 €.

 

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 08:38

Et pour finir, quelques livres d’images…

 

Pour un Parkérien ayant le sens de l’humour :

 

septpechers-copie-1.jpgÇa barde fort dans le Bordelais. Robert Parker, malgré les indéniables services qu’il a rendus à la région, se retrouve au ban des accusés. Face à des juges masqués comme les membres de la secte des Cigares du Pharaon, dans le décor de l'église troglodyte de Saint-Emilion, il doit répondre de sept pêchés « capiteux ». Et c’est en autant de chapitres que l’on va dérouler le fil du « système Parker ». Apprendre comment un avocat américain, au départ simple amateur de vin et éditeur d’une lettre confidentielle (aujourd’hui, il aurait certainement tenu un blog) est devenu le critique le plus influent de la planète vin. Découvrir comment tout un ensemble d’acteurs (œnologues volants, capitaines d’industrie investissant dans les châteaux bordelais, négociants, …) s’est organisé dans un système circulaire qui s’est longtemps autoalimenté. Sur un scénario de Benoît Simmat (In vino satanas) et des images de Philippe Bercovici (Les femmes en blanc), ce procès à charge démonte cette mécanique qui a eu pour principaux effets une flambée des prix et une uniformisation progressive de nombreux vins, une standardisation à l’aune du fameux « goût Parker ». Même si cette BD n’est pas franchement comique, elle aura quant-même fait rire le principal intéressé, qui accorde bien sens de l’humour et sens des affaires : « Absolutely hilarious... Highly recommended : 96+. Too bad, I don't get any commissions on the sales... ».

 

Robert Parker – Les sept péchés capiteux. Benoît Simmat & Philippe Bercovici. Préface de Denis Saverot. 56 pages. Editions 12Bis. 2010. 12 €.

 

 

Pour un enfant :

 

grandpere.jpgParce que Noël est avant tout la fête des enfants. Parce que le vin est un produit culturel et qu’en tant que tel, la transmission de sa connaissance relève des enjeux de la transmission du patrimoine. Parce que l’apprentissage de la tempérance va de paire avec l’initiation au bon goût, et que les deux sont les meilleurs instruments de prévention du binge drinking. Parce que j’entends déjà frémir les ligues de vertu. Et surtout, parce que ce livre très joliment illustré plaira sans aucun doute à la plupart des enfants. Ils y suivront, en douze petites histoires, Paul et son grand-père qui lui apprend avec patience et tendresse le métier de vigneron. L’observation de la nature, le travail de la vigne, les vendanges, le travail au chai, la mise en bouteille. Tout le cycle du vin est ainsi représenté, parfois de manière un peu idéalisée mais toujours très vivante. Un glossaire explique également les termes les plus spécifiques. Cette très heureuse initiative mériterait que le Père Noël en glisse une pile sous le sapin de chaque école élémentaire de France et de Navarre ! 

 

Grand-père raconte-moi la vigne. Pascal Bounet & Françoise Étourneaud. 48 pages. Editions Féret. 2010. 14,20 €.

 

 

Pour un grand enfant :

 

gouttesdieu-1.jpgJ’avais à peine évoqué Les gouttes de Dieu dans un article sur des bulles venues d’ailleurs. Je dois en effet admettre être passé à côté du phénomène, n’eut été un échange un peu vif sur un forum à propos de l’impact de ce manga sur la popularité et, accessoirement, sur le prix des vins cités… Mais revenons aux livres. Œnologue de réputation mondiale, Yutaka Kanzaki, vient de décéder. Il lègue sa fabuleuse collection de vins à celui qui découvrira douze grands vins, les douze apôtres, ainsi qu'un treizième et mystérieux vin idéal nommé Les Gouttes de Dieu, qu’il décrit dans son testament. Dès lors s’engage une course sans merci entre son fils et le frère adoptif de celui-ci. Cette rivalité fraternelle forme la toile de fond sur laquelle le duo de scénaristes Tadashi Agi et la dessinatrice Shu Okimoto déroulent une intrigue très bien construite et rapidement prenante. Les amateurs de manga y découvriront le monde du vin français, mi en scène avec beaucoup de finesse et de précision. Les scénaristes ont en effet fait un remarquable travail documentaire, y compris en se rendant aux domaines évoqués. Une somme de connaissances qu’ils savent restituer de manière accessible, complète (notamment au travers de fiches techniques à la fin de chaque livre) et sensible, par exemple pour évoquer les sensations de la dégustation. Pas étonnant que ce manga ait également très largement conquis les amateurs de vin, dont beaucoup découvrent le manga par son biais. Malheureusement, Les Gouttes de Dieu n’évitent pas l’écueil de la longueur du scénario, le Japon en est déjà au tome 25.

 

Les Gouttes de Dieu. Tadashi Agi & Shu Okimoto. 240 pages. Editions Glénat. 1ère sortie de France en 2008, le tome 17 est prévu pour février 2011. 8,99 €.

 

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 23:23

Suite de la liste au Père Noël :

Pour un jeune loup :

louviere.jpgVoici un beau livre tout entier consacré au Château La Louvière, inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques en 1946 et classé en 1991. Outre de superbes photographies de son architecture, des fresques et œuvres d’art qu’il recèle, l’ouvrage propose également d’explorer son histoire. Une histoire vieille de sept cent ans, puisqu’elle commence dès le début du XIVème siècle, quand l’Aquitaine était sous domination anglaise. Comme en bien des régions de France, c’était encore la forêt, ses meutes de loups et ses hordes de brigands, qui dominaient le ban de la paroisse de Léognan. Un petit châtelain défricha une clairière au lieu-dit « La Lobeyra », y construisit sa maison, laboura un champ et, oh judicieuse idée, planta un vignoble sur une croupe de graves. La suite de l’épopée de ce domaine convoque l’histoire de France et une galerie de portraits dignes d’un roman. Il y a d’abord la dynastie de Guilloche, bourgeois anoblis, qui façonnèrent le domaine sur plusieurs générations, malgré de nombreuses péripéties. Au début du XVIIème siècle, c’est un abbé bien mauvais gestionnaire qui le racheta à l’une de leurs héritiers, la dame de Roquetaillade. La Louvière fut rapidement léguée à la Chartreuse Notre-Dame de Miséricorde de Bordeaux, dont le travail fut mieux récompenser par la qualité croissante du vin que par la bienveillance des révolutionnaires. Déclaré « Bien national », le domaine fut en effet vendu aux enchères à un négociant bordelais, Jean-Baptiste Mareilhac. Afin que le domaine Celui-ci engagea un architecte et un peintre de renom pour faire construire l’actuel château de style néo-classique, qu’il offrit à sa jeune épouse Emilie. Le domaine changea encore plusieurs fois de mains, avant son achat par André Lurton, qui lui redonna progressivement sa place au sein des meilleurs châteaux de Bordeaux. Une place que confirment cinq grands chefs qui nous proposent dans ce livre quelques recettes permettant de sublimer une bouteille de Louvière.

Château La Louvière - Le bel art du vin. Hélène Brun-Puginier & Didier Ters. Préface de Jean-Paul Kauffmann. Photographies d’Alain Benoit. 224 pages. Editions de la Martinière. 2010. 40 €.


Pour un vieux renard :

entrevignes.jpgQuel est le secret de longévité de Xavier Muller ? Ses trois verres quotidiens de riesling peut-être… A 78 ans, ce ténor de la politique alsacienne se met à table et nous sert, au travers de son parcours, tout une chronique de la vie rurale, viticole notamment, et politique de l’Alsace depuis l’entre-deux-guerres. Né à Marlenheim, porte du vignoble, il mène la vie d’un modeste fils de paysan dont la famille a été marquée par les horreurs de la première guerre mondiale. Deux de ses oncles, deux frères y sont morts, l’un côté allemand, l’autre côté français, ce qui n’était pas inhabituel dans cette région dans lesquels chaque partie a puisé son lot de chair à canon. On comprend que la grand-mère ait copieusement insulté les Allemands à leur arrivée en 1940… Président des Jeunes agriculteurs à 23 ans, Conseiller municipal de son village à 26 ans, Xavier Muller s’est engagé très jeune en politique, au sein de la famille des démocrates-chrétiens, dont l’importance dans la région trouve ses racines dans l’humanisme rhénan. Les curieux de la vie politique régionale en découvriront avec plaisir de nombreux arcanes, de grandes figures et parfois de petits arrangements. Célèbre pour ses coups de gueule, Xavier Muller n’a pourtant jamais été un politique professionnel. Sa vie durant, il a travaillé la terre et a construit un domaine viticole qui fait sa fierté et auquel il continue de travailler en compagnie de son neveu qui en assure à présent la gestion.

Entre vignes et politique. Xavier Muller & Nicole Laugel. 268 pages. Editions Jérôme Do Bentzinger. 2010. 22  €.


Pour un collectionneur :

100bouteilles-copie-1.jpgLa collection de Michel-Jack Chasseuil est souvent considérée comme l’une des plus belles au monde, le titre de ce livre n’est donc nullement exagéré ou usurpé. Tout est extraordinaire ici, à commencer par l’histoire de Michel-Jack d’abord. Rien ne prédestinait l’ouvrier-chaudronnier entré chez Dassault à 22 ans à constituer une telle collection, même s’il s’est très tôt intéressé au vin. C’est peut-être cette phrase de Marcel Dassault qui servit de déclic : « Achète ce qu’il y a de mieux, ce qu’il y a d’unique. Le reste, on le trouve toujours ». Extraordinaire, bien sûr sa collection de quelques 20.000 bouteilles, dont ce livre donne un modeste mais très bel aperçu. On commence par le millésime 2005, avec un Musigny du Domaine Rouvier et l’on remonte très vite le temps en tournant les pages. Suivent notamment un magnum de l’extravagant de Doisy Daëne 1997, une impériale de Mouton-Rothschild 1982, un Yquem de 1811, parmi tant d’autres, pour terminer par un Porto Hunt’s de 1735 emporté pour la somme de… 200 euros aux enchères en 1987. Une histoire extraordinaire comme bon nombre des histoires et anecdotes liées à l’acquisition ou au don de ses bouteilles. Les vins sont majoritaires dans le livre, mais on y trouve aussi des insolites Gouttes de Malte 1850, une liqueur Marie-Brizard rescapée du Titanic, un vinaigre balsamique également de 1850... Extraordinaire, enfin le projet de Michel-Jack Chasseuil. Contrairement à beaucoup de collectionneurs, il n’ouvre pas ses bouteilles, car il estime qu’elles ne lui appartiennent pas, mais font partie du patrimoine de l’humanité. A ce titre, il recherche un mécène et surtout un lieu où elles pourraient être exposées. Et quand on lui demande quelle est la valeur de ses bouteilles, il répond en toute sincérité qu’il n’en sait rien. Logique, puisqu’elle n’est pas à vendre.

100 bouteilles extraordinaires de la plus belle cave du monde. Michel-Jack Chasseuil. 250 pages. Glénat. 2010. 45 €.


Pour le propriétaire d’un grand appartement :

grandlarousse.jpgAvec ses quelques 500 pages, 600 illustrations et 36 cartes, ce Grand Larousse du vin est certainement l’ouvrage grand public le plus complet qui soit, sachant donc répondre aussi aux attentes d’amateurs dits avertis. Avec son format de près de 23 sur 30 cm, son épaisse couverture cartonnée avec le mot « VIN » évidé, et ses nombreux auteurs spécialisés (œnologues, sommeliers, journalistes) cette 3ème et toute nouvelle édition s’impose donc comme une véritable « bible du vin ». Elle s’articule en trois grandes parties. La première permet de partir « à la découverte de la vigne et du vin », de leurs origines et de leur expansion à travers l’histoire. Les cépages, les terroirs, la vinification y sont également expliqués de manière claire et complète. La lecture de la deuxième apprend comment « choisir, conserver et déguster le vin ». Elle aborde à peu près tout ce qu’il faut savoir de la lecture de l’étiquette à l’art de la dégustation, en passant pat les stratégies d’achat, l’aménagement d’une une cave, les accords du vin avec les mets, les températures de service. Bien évidemment, nous sommes chez Larousse, le vocabulaire si riche du vin y figure en bonne place. Enfin, la dernière partie met en évidence la très grande variété des « grands vignobles du monde », au travers de nombreux chapitres largement documentés et cartographiés.

Le grand Larousse du vin – La référence des amoureux du vin. Ouvrage collectif dirigé par Isabelle Jeuge-Maynart, préfacé par Olivier Poussier.  528 pages. Larousse. 39,90 €.

 

(à suivre)

 

 

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 20:42

Nous voici au cœur du grand matraquage de l’année pour faire marcher le commerce des e-machins, i-trucs, smart-choses et autres play-bidules… Bref de tous ces outils aussi vite démodés que déballés, grâce auxquels plus on communique et moins on se cause. Je vous propose plutôt d’offrir quelques-uns de ces objets un peu ringards faits de papier et de carton : des livres ! Vous savez, ces petits pavés que l’on a plaisir à dévorer d’un coup ou à picorer au fil des jours, que l’on peut exposer sur sa table basse ou emporter en voyage, que l’on peu oublier sur une étagère et reprendre en main avec toujours autant de plaisirs quelques années plus tard. Des cadeaux qui parlent autant de celui qui les offre que de celui à qui ils sont destinés. Voici donc quelques suggestions de livres récents, suggestion forcément partielles, tant le millésime 2010 a été productif :

 

 

Pour un amateur de Bordeaux :


crusclassesmedocUn abonnement à la revue du même nom ? C’est certainement une excellente idée, mais le livre incontournable de l’année pour tout amateur de Bordeaux qui se respecte est sans conteste celui d’Eric Bernardin et de Pierre le Hong. Il est le fruit de trois années de travail inlassable, avec de nombreuses visites au sein de vingt châteaux prestigieux qui s’égrènent le long de la Départementale Deux. Le résultat est à la fois d’une densité extraordinaire, tout en restant d’un abord très agréable. Le ton est très vivant, avec notamment des entretiens avec ceux qui font le vin ou ceux qui dirigent ces châteaux.  Le livre est très largement illustré, de photographies bien entendu, mais aussi, et là est là très grande nouveauté qu’il apporte, d’infographies en trois dimensions. Vues des bâtiments en coupe, carte géologique de la région, cartes pédologiques des domaines, parfois illustrées par des dégustations parcellaires… Vous verrez le Médoc comme on ne vous l’a jamais montré ni expliqué ! Rares sont les ouvrages aussi bien documentés, à tel point qu’il bénéficie du patronage enthousiaste de Hugh Johnson, quelqu’un qui s’y connait en cartes…

 

Crus classés du Médoc – Le long de la route des châteaux. Eric Bernardin & Pierre Le Hong. Préface de Hugh Johnson. 208 pages. Editions Sud-Ouest. 2010. 39 €. En lire plus…

 

 

Pour un curieux de Bourgogne :

 

reveilcheminLa notion de « terroir » revient aujourd’hui en force après des amateurs, alors que le marketing pousse de plus les vignerons à mettre en avant la notion de « cépage ». Trop compliqué, le découpage français des appellations, sous-appellations, crus, parcelles, etc. pour rendre nos vins vendables sur la scène internationale ? Que penser alors des « climats » bourguignons, certainement le découpage le plus complexe qui soit et que la région souhaite voir inscrire au patrimoine mondial de l’humanité ? Le rôle clé de la localisation de la vigne sur la qualité des vin de Pagus Arebrignus a été supputé dès Virgile (70-19 avant Jésus-Christ), et théorisé par Columelle, au Ier siècle de notre ère, dans son traité De re rustica. Mais ce sont les moines-vignerons bénédictins qui l’ont réellement mis en pratique, dès le Vème siècle. Par la simple, mais rigoureuse observation de la nature, ils délimitèrent puis classèrent les nombreuses parcelles. En les désignant par le terme « climat », un terme spécifiquement bourguignon, ils montrèrent que la podologie et la géologie interagissent fortement avec la climatologie, voire la méso-climatologie, dans le résultat. Jacky Rigaux illustre notamment ce propos en montrant que les grands crus et les meilleurs premiers crus sont toujours installés sur des parcelles en légère pentes orientées vers l’Est. Ainsi bien protégés des vents les plus froids dans la région, la maturation des raisins peut s’y effectuer de manière aussi optimale que possible.

La constance de ces délimitations dans le temps (les limites du clos de Bèze sont rigoureusement inchangées depuis sa création en 630) donne une idée de la précision quasi-chirurgicale de la notion de « climat », tout à l’inverse de l’usage de plus en plus extensif du terme de « terroir ». Si Jacky Rigaux explore le sol et les airs, Claude Chapuis nous fait davantage voyager dans le temps. Avec la même simplicité de ton qui caractérise son précédent livre, Le chemin des vignes , ce denier nous conte ici vingt siècles d’histoire des vins en Bourgogne et surtout des hommes qui l’ont fait. Avec érudition et passion, il évoque légendes héroïques et faits avérés, chansons populaires et personnages romanesques, pour nous faire revivre cette histoire chargée de mystères. Voilà donc deux excellents livres parfaitement complémentaires, que l’on (s’)offrira avec plaisir, même si, notamment sous l’effet de la spéculation, les plus grands vins évoqués ici sont le plus souvent inaccessibles au commun des mortels…


Le Réveil des terroirs – Défense et illustration des climats de Bourgogne. Jacky Rigaux. Préface d’Aubert de Villaine. 118 pages. Editions de Bourgogne. 2010. 15 €.

La Mémoire des coteaux – La formidable histoire des vins de Bourgogne. Claude Chapuis. 172 pages. Editions de Bourgogne. 2010. 18 €.

 

 

Pour un maniaque d’Alsace (éventuellement monomaniaque…) :

 

alsacecivilisationTerre d’accueil autant que de passage, l’Alsace a connu, du fait de sa situation centrale en Europe, une histoire mouvementée. L’historien Claude Muller explore celle-ci sous l’angle de sa viticulture, un pilier de la culture et de l’identité alsacienne, façonné, comme les autres piliers, par des influences diverses et croisées. Douze siècles de viticulture défilent dans ce livre très complet, de plus de 350 pages. Hérités de l’époque romaine, c’est avec la période de l’extension monastique du VIIIème siècle que les vignobles se sont largement étendus en Alsace. Le vin qu’ils produisaient figurait dès le Moyen-âge parmi les plus réputés d’Europe. Mais la guerre de Trente ans, qui ravagea l’Alsace faillit, en avoir raison. Plus pernicieux, c’est ensuite le phylloxéra qui s’évertua à dénuder les coteaux de vignes. Mais c’est l’effet de l’annexion allemande, après la guerre de 1870, qui donna pour longtemps aux vins d’Alsace une très mauvaise réputation. En effet, la politique du Reich fut d’arracher les plants nobles pour les remplacer par des cépages moins qualitatifs mais très productifs. Il fallut attendre les années 1920, mais surtout le lendemain de la seconde guerre mondiale, pour que les viticulteurs alsaciens reprennent le chemin de la qualité. Tous ces événements sont bien entendu détaillés. Mais Claude Muller aborde également, avec la même précision d’historien, les climats, les modalités de culture et de vinification, la dimension économique, les fêtes du vin, la dégustation... dans ce livre richement illustré de reproductions d'œuvres d’art, de documents d’époque et de photographies.


Alsace – Une civilisation de la vigne, du VIIIème siècle à nos jours. Claude Muller. 352 pages. Editions Place Stanislas. 2010. 22 €.

 

(à suivre)

 

 

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 20:11

Michel Tuz : Red.

 

Les vins dits « nature » peuvent être difficiles à saisir. Issus de l’agriculture biologique, ils ne sont toujours être certifiés comme tels. Produits avec peu, voire pas du tout, de soufre, leurs étiquettes mentionnent quasi-toujours sa présence. Souvent en-dehors des normes de leur AOC, ils peuvent pourtant être issus de très beaux terroirs. Enthousiasmant certains critiques, ils suscitent aussi une exaspération (rarement, mais tout de même parfois méritée) de la part d’autres confrères. Les vins « nature » sont en effet les enfants rebelles de vignerons qui le sont eux-mêmes. Et en tant que tels, ils se laissent difficilement capturer.

 

C’est donc avec d’autant plus de curiosité que j’ai découvert ce guide. Derrière la couverture illustrée par une œuvre de Matali Crasset, et après la préface d’Alice Feiring, pourfendeuse des méthodes œnologiques qui ont tendance à standardiser le vin, ce sont quelques 750 de ces rebelles qui se bousculent. Le guide ne s’arrêtant pas à nos frontières hexagonales et offre ainsi un point de vue très large sur l’abondance des vins « nature ». Il livre également de nombreuses adresses de restaurants qui les proposent, le plus souvent en association à une gastronomie à leur image : honnête et réjouissante, à base de produits frais travaillés avec passion.

 

Mais sa lecture me laisse malheureusement un goût d’inachevé. Qui trop embrasse mal étreint… suis-je tenté de me dire. Une liste de vignerons, fut-elle presque exhaustive, fussent-ils talentueux, ne fait pas un guide au sens complet du terme. Les descriptions sont en effet extrêmement sommaires et quelques informations complémentaires auraient été bienvenues. Appréciation qualitative, philosophie, historique, éventail des vins produits (ou proposés, pour les restaurants), gamme de prix… autant d’indications qui auraient donné un peu de chair à ce petit livret rouge et en auraient fait un idéal compagnon de voyage. Et l’auteur et l’éditeur nous ont habitués à des livres plus complets. Ce n’est donc, je l’espère, que partie remise pour une prochaine édition !

 

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Red – Guide des vins naturels dans le monde. Michel Tuz. 250 pages. Jean-Paul Rocher, Editeur. 2010. 11 €.

 

Pour en savoir : voir le site de l’Association des Vins Naturels.

 

 

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