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¤ L’œnothèque : Critiques de livres consacrés au vin, ou abordant des thèmes relatifs à l'oenologie : ouvrages pratiques, guides, essais, beaux livres, récits, romans, poésie, ... ¤ A propos de ... : Infos, actualités, liens et adresses. ¤ Coup d'oeil à la cave : Notes de dégustation.

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Dernier RDV des VDV de l'année

Thème libre, autour du plaisir du partage pour cette dernière rencontre des vendredistes du vin. Alors j’ai souhaité partager avec vous les vins dégustés lors de la dernière soirée de l'année avec mon club, le Grand Cep, avec un thème de saison : autour de quelques vins moelleux et liquoreux, permettant d’explorer différentes méthodes d’obtention de ces vins, ainsi que leur très riche palette aromatique.

 

 

De gauche à droite sur la photo de famille :


  • Alsace Gewurztraminer Vendanges Tardives 2006 d’André Ostertag, lieu-dit « Fromholtz ». Arômes de fruits blancs (pêche et coing) et de fruits exotiques (kiwi et litchi, caractéristique du cépage). Miel d’acacia, voire terpène et point d’herbe et de réglisse. Un vin tout en finesse, sans la sucrosité excessive qu’on trouve parfois dans les gewurtz VT.

 


  • Jurançon Domaine Bellauc 2005. Une couleur plus soutenue et un premier nez piquant (un peu soufré * , mais passant vite à l’aération) distinguent de prime abord ce vin du précédent. L’attaque est assez douce, puis le milieu de boche explose magnifiquement en fruits à coque grillés et caramélisés, pointe de coing et de beurre. Grande longueur, avec une petite acidité en fin de bouche.

* : voir les commentaires de l'article 



  • Sauternes Château Cru Barréjats 2000. Couleur vieil or très soutenue. Un vin terrien, plus minéral, avec un nez d’encaustique, de miel (mais de miel de forêt et non plus d’acacia) et de fruits confits. L’attaque apporte à nouveau de la terre, de la cire et des fruits confits. Le milieu de bouche est ample, plein et développe à nouveau toute sa palette. Fin de bouche réglissée (vient de l’élevage en barriques).

 


  • Jura Vin de Paille, Caveau Robelin, 2000. A nouveau une couleur très soutenue. Des arômes de pâte de fruit (quetsches, prunes, ...). Une bouche rappelant également les fruits à noyaux, avec des saveurs cacaotées.

 


  • Arbois trousseau, « L’Opportun » de Stéphnae Tissot, 2006. La couleur orangée et surtout les reflets rosés trahissent le cépage : il s’agit d’un rouge (trousseau) vinifié comme un blanc liquoreux. Nez d’abricots et d’agrumes confits. Une acidité importante, bien équilibrée par le sucre, apporte une grande fraicheur à ce vin original et rare (seulement 800 demi-bouteilles ont été produites). Cette fraicheur, alliée à sa légèreté (seuls 10,5° d’alcool) en font un vin idéal pour finir la soirée.

 

Enfin, la fête n’aurait pas été complète sans le menu spécialement concocté à cette occasion par François, le chef de la Mosca Libre, premier restaurant bio et équitable à Paris, qui nous accueillait ce soir-là.

 

 

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G
Grand merci d'avoir invité le Domaine Bellauc à cette belle dégustation. Ne confondez pas soufre et dégagement de gaz carbonique au débouchage, vestige d'une vinification soucieuse de limiter les doses de soufre au strict nécessaire! pour plus d'information consultez l'excellent ouvrage de Martine Coutier, Dictionnaire de la langue du vin, à pétillant, picoter, piquant : très instructif, voire étonnant! Bonne continuation, cordialement.Gil Schefchen, vigneron
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H
<br /> <br /> En effet, vous faites bien de me faire préciser. Ce premier nez « soufré » a bien été ressenti par plusieurs dégustateurs. Nous ne voulions pas dire que le vin était trop soufré (ce qui<br /> n'est pas l'esprit des vins dégustés au club), mais qu'il dégageait bien une très légère odeur proche de celle du soufre, très passagère et pas du tout gênante pour la dégustation. Pointe que<br /> l'on retrouve dans nombre de vins vinifiés naturellement, du fait de la présence de gaz carbonique liée justement au faible sulfatage.<br /> <br /> <br /> Le Dictionnaire de la langue du vin n'offre d'ailleurs pas d'entrée pour le terme « soufre ». Ni quand les sens sont trompés par le gaz carbonique, ni quand sa présence gêne le<br /> dégustateur qui décèle un taux élevé de soufre dans le vin. Un terme trop ... sulfureux, à l'heure où son usage (ou non-usage) fait couler beaucoup d'encre ?<br /> <br /> <br /> En tous cas, merci de vous être arrêté sur ce blog et surtout pour votre très beau Jurançon !<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
O
2 Jura sur 5 vins! Je ne sais si la parité du monde des liquoreux est respectée, mais ça fait plaisir! Il y a quelque temps que je n'ai pas dégusté l'Opportun, mais je suis très fan de ce vin. Il faut dire que je l'ai quasiment vu naître, ayant eu la chance de le goûter au moins 3 à 4 fois en cours d'élevage, puis plusieurs fois en bouteille par la suite.
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H
<br /> C'est qu'on sait dénicher ce qui se fait de bon, au Grand Cep, même si ça se cache au fin fond du Jura !<br /> <br /> C'est un véritable challenge que d'arriver en fin d'une dégustation de liquoreux. Et l'Opportun a été unanimement très apprécié. Bravo à Stéphane. <br /> <br /> <br />